lundi 9 novembre 2009
La bastide de Capelongue : les parfums de la garrigue
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Capelongue, c'est un joli nom,
c'est aussi un endroit merveilleux, à Bonnieux, en plein cœur du
Luberon, royaume de la pierre sèche, senteurs des garrigues, odeur du
genévrier, du cèdre et du romarin.
De la terrasse, la vue sur les
collines alentour est un véritable enchantement. Et quand le soleil se
couche au dessus de Lacoste, le spectacle est fabuleux.
On ne présente plus Edouard Loubet, chef inspiré par les herbes sauvages et les parfums de la nature. Il vous concocte dans sa bastide une cuisine raffinée, exigeante, savante et aussi pleine de surprises. Il faut quitter ses préjugés et se laisser aller à la découverte... C'est une table pour les grandes occasions. Une cuisine d'alambic, ce que ne veut pas dire qu'elle est alambiquée, une cuisine d'extraction de saveurs, d'associations tricotées en points et contrepoints, d'une subtilité et d'une finesse rares.
Les carottes sont cuisinées chaudes et froides, avec un jus au carvi et des sot-l'y-laisse poêlés à l'anis vert. Et les cèpes sont dans un bouillon crémeux au laurier et au pain brûlé, avec un toast de foie gras au persil plat, et c'était accompagné dans une assiette à part, d'une fine tarte à l'oignon et au miel de genévrier. C'est une entrée gourmande où domine le parfum des champignons, avec un peu de fraîcheur donnée par des tomates, la saveur du pain grillé venant couronner le tout avec bonheur. C'est un plat qui raconte l'automne, avec les rayons de soleil sur les feuilles mortes, les brumes douces et aussi le vent vif.
Pour suivre un cochon de lait de 7 heures, extrêmement fondant, une tranche et une côtelette, déjà avalée au moment de la photo, oups, vous me croirez sur parole, dont la couenne était d'un croustillant extrême. Un véritable bonheur que de mordre dans cette couenne-là ! Côté texture, c'est étudié et c'est parfait. Côté goût, le cochon de lait a une saveur assez fade, qui doit être relevée. C'est fait avec le jus à la livèche, et l'escorte de rhubarbe et de coings. Un plat sucré salé, et aigre doux à la fois, avec la livèche en plus, qui donne sa légère amertume et son goût herbacé.
On termine en beauté avec un soufflé au cèdre, mendiants et glace au clou de girofle. Saveurs boisées d'une promenade en forêt.
La Bastide de Capelongue
Edouard Loubet
http://www.capelongue.com
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Commentaires
Tu es une parfaite narratrice
Juste un tantinet provocatrice!
Les deux 1ères assiettes nous mettent l'eau à la bouche
Et avec la 3ème, tu en remets une couche!!
Et que dire du dessert dans sa petite casserole
Arrête Marie-Claire, je vais devenir folle...
Le tout biensûr dans un idyllique décor
Tu en rajoutes encore et encore...
Mais des kilos, si tu en as pris...
Nous en parles-tu? Que nenni!
Il adore la livèche ! Eté comme automne (quid en hiver ?), on la retrouve comme un fil conducteur aromatique à travers les saisons et les cartes ! Le cochon de lait devait être superbe ! Je suis encore en émoi devant le soufflé, un de mes coups de coeur.
c'est tellement bien raconté que j'ai peur d'être décu mais il est vrai que la visite de Lacoste met en appétit.
@+
Whouahhhh !!!! Ce soufflé a l'air fabuleux.
Je viens de poster une de tes recettes (revisitée car je n'avais pas tous les ingrédients !) de ton livre "Ultra fondant" Il est fabuleux, je l'adore ! et les coulants à la banane ont fait le régal des enfants !
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