jeudi 3 décembre 2009
Tourte de Butternut à la dinde poivrée
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Une
tourte toute dorée, qui arrive chaude sur la table, c'est une des joies
de l'automne ! (Et même de l'hiver, n'ayons pas peur des mots, vu qu'on est en décembre maintenant et que cela approche). Elle révèle un contenu tendre et parfumé, qui nous vient des Amériques : de juteux
morceaux de blanc de dinde, de la courge butternut douce et sucrée, le
tout lové dans une sauce crémeuse que j'ai parfumée de poivre des
oiseaux, qui, lui, est africain.
Le poivre des oiseaux, qui a un si joli nom, est est un poivre blanc originaire du Cameroun. Ses baies sont rouges à maturité, elles sont picorées par les oiseaux, qui ne digèrent que l'enveloppe et rejettent la graine blanche, que l'on retrouve au pied des poivriers... Vous avez bien compris, la graine a traversé l'oiseau. Il est moins piquant que le poivre noir, sa saveur est chaude et boisée, très élégante. On le trouve en grande surface, ou sur internet. Il faut l'écraser ou le moudre au moment de l'utiliser, afin de préserver son parfum. On peut le broyer dans un mortier, dans un moulin à poivre, ou simplement on le met dans le coin d'un torchon et on écrase avec un rouleau à pâtisserie.
Si vous n'en trouvez pas, ne le remplacez pas par du poivre ordinaire, ce sera trop puissant. Mettez plutôt des baies roses, ou de la noix muscade, éventuellement une pointe de curry.
Pour 6/8 personnes (une tourte de 28 cm)
600 g de pâte brisée
1 œuf pour dorer
30 g de beurre
30 g de farine
25 cl de bouillon de volaille
5 cl de crème liquide
1 cuil. à café de grains de poivre des oiseaux
500 g de filet de dinde
huile d'olive
1 courge butternut
1 orange
1 oignon
20 g de beurre
Sel
On sort la pâte brisée à température ambiante. On peut aussi utiliser une pâte feuilletée, ce sera alors plus riche. Personnellement, je trouve que la brisée apporte un côté rustique et une finesse agréable. La feuilletée est plus écœurante quand elle est chaude. On allume le four à 180°C, chaleur tournante si on a.
On prépare une sauce blanche. On fait pour cela un roux blanc. On fait fondre 30 g de beurre dans une casserole. On ajoute 30 g de farine et on laisse cuire jusqu'à ce que cela blanchisse et dégage une bonne odeur de biscuit. Ensuite on verse d'un seul coup et hors du feu, le bouillon froid, tout en mélangeant avec un fouet. (En procédant de cette manière, on n'a absolument aucun grumeau, je vous le garantis ! Oubliez tous ceux qui vous disent de verser le liquide petit à petit ! ) On remet sur le feu et on fait épaissir à feu vif tout en remuant, jusqu'à l'ébullition, puis on ajoute la crème. La consistance est celle d'une béchamel épaisse. On assaisonne de sel et du poivre des oiseaux fraîchement écrasé. On laisse refroidir.
Pendant ce temps, on prépare la dinde. On
la coupe en petits cubes, on la sale et on la fait colorer rapidement
dans l'huile chaude d'une poêle. Les morceaux doivent être colorés
dehors et crus dedans. On réserve.
Ensuite on s'occupe de la courge. On l'épluche, on ôte les graines, on coupe la chair en dés. On râpe le zeste de l'orange et on presse le fruit. On cisèle l'oignon. Dans une noisette de beurre, on fait revenir la courge avec l'oignon, une pincée de sel, en remuant de temps en temps, jusqu'à légère coloration. On ajoute le zeste et le jus d'orange. On fait bouillir jusqu'à évaporation complète du jus.
On laisse ces trois préparations en attente, elles vont refroidir pendant qu'on s'occupe de la pâte. On la partage en deux boules inégales, 2/3 et 1/3 environ. On étale la plus grande qu'on met dans le moule, en laissant les bords dépasser à l'extérieur.
Dans le fond de pâte, on étale d'abord la sauce, puis la courge butternut et enfin on répartit les morceaux de dinde bien régulièrement sur toute la surface.
On humecte avec un pinceau les bords de la pâte. On étale le second pâton qu'on dépose sur la tourte. On presse bien tout le pourtour pour souder les deux épaisseurs de pâte, puis on découpe tout ce qui dépasse, pour que ce soit net et joli.
Avec le pinceau, on badigeonne la surface avec l'œuf battu. Ensuite, on dessine un décor avec les dents d'une fourchette, surtout sans transpercer la pâte ! Et pour finir, on fait un trou au centre pour permettre à la vapeur de s'échapper durant la cuisson.
On enfourne en bas du four, pendant 40 minutes environ, la surface doit être bien dorée. On démoule 5 minutes après la sortie du four, la pâte va se rétracter un peu et ce sera plus facile. Faites glisser la tarte sur un plat et attendez encore 5 à 10 minutes avant de la découper, car l'intérieur est brûlant !
Servez cette tourte chaude, seule ou accompagnée par exemple d'une salade de mesclun assaisonnée d'échalotes ciselées, d'une huile d'olive fruitée et de jus d'orange à la place du vinaigre.
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mardi 3 novembre 2009
Coucourde farcie au parfum d'herbes et brebis : le pâtisson nous ouvre son coeur
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C'est un drôle de légume, le pâtisson. Il semble venu d'une autre planète avec son air de soucoupe volante. Souvent on se retrouve devant lui, on le regarde dans les yeux (et c'est terrible à soutenir, le regard du pâtisson), en se demandant ce qu'il a dans le cœur.
En fait c'est une courge comme les autres, de la famille des
courgettes, potirons et autres butternut. On le travaille comme toute
courge qu'il est : on l'épluche, on coupe la chair en tranches ou en
dés, et on le poêle, ou on le cuit à la vapeur ou à l'eau avant de le
transformer en soupe, en gratins, en purée... II ne va peut-être pas
être content, que je le traite de courge. Ou même de coucourde, comme
disent les gens du midi. Du latin cucurbita.
Si. Et c'est le même mot qui a donné gourde en français. Je vais
devoir lui demander pardon : courge gourde, ça ne fait pas plaisir
quand on vous appelle ainsi. N'empêche que son goût est assez subtil :
un léger goût d'artichaut, un peu sucré. Il en existe plusieurs
variétés, à la forme plus ou moins aplatie, à la peau blanche, jaune
orangée, verte ou panachée de ces couleurs.
Voici
une recette qui va lui plaire : nous allons le farcir. On peut utiliser
de la chair à saucisses, mais on peut aussi mettre du veau haché, du
boeuf ou de l'agneau. Dans le cas du boeuf, de la volaille, ou du
jambon, panachez avec un peu chair à saucisse ou de poitrine de porc
pour que ce soit moins sec.
Pour 3 personnes :
1 joli pâtisson bien dodu
1 oignon
1 gousse d'ail
250 g de viandes hachées : chair à saucisse, veau, boeuf, agneau, volaille...
1 œuf
Des herbes ciselées : persil, thym, basilic
100 g de feta
Quelques pignons, ou des amandes
De l'huile d'olive
Sel, poivre du moulin
On fait d'abord cuire le pâtisson entier dans de l'eau bouillante salée pendant 30 à 40 minutes, selon sa grosseur. Ensuite on l'égoutte et on le laisse refroidir un peu, sinon on se brûle. Et ça fait mal.
On le place sur la table, la face plate vers le bas et le pédoncule vers le haut. On a son couteau dans la main et si quelqu'un nous regarde, il va penser que nous avons des pensées homicides. Non, juste pâtissonicides. On découpe seulement le chapeau de la bête, que l'on retire, puis, à l'aide d'une cuillère, on élimine les nombreuses graines et on évide la chair sans percer la peau. On découpe cette chair en dés. Pensez aussi à creuser la chair du chapeau.
On fait revenir l'oignon dans de l'huile d'olive, on ajoute l'ail haché et la chair de pâtisson. Hors du feu, on mélange tout cela avec la viande hachée, l'œuf, les herbes ciselées, la feta émiettée et les pignons. On assaisonne bien et on remplit notre pâtisson. Il y aura trop de farce, c'est normal, on la dresse en dôme par dessus. Cela paraîtra plus généreux, cette farce qui déborde, et on place le chapeau de manière élégante.
On met le pâtisson farci dans un plat à gratin huilé, puis on glisse le tout dans le four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes.
Ensuite, pour servir, on enlève le chapeau et on découpe en parts comme un gâteau. La peau, un peu coriace, ne se mange pas, contrairement à celle du potimarron. Oui, parce que vous pouvez adapter la recette au potimarron aussi. Et même à toutes les coucourdes que vous rencontrez.
Une variante que l'on peut adapter aussi se trouve ici: courgettes rondes farcies au chèvre frais (clic).
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jeudi 8 octobre 2009
Nombrils de Vénus farcis à la courgette et au parmesan
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Le
titre vous intrigue ? Les nombrils de Vénus, qu'est ce que c'est que ça
? Ça se mange ? Ça peut se farcir ?... Commençons par le commencement.
J'ai un nouveau joujou à la cuisine : un laminoir à pâtes. C'est terrible comme joujou ! On tourne la manivelle, c'est très rigolo, on ne s 'arrête plus et on finit par avoir des pâtes fraîches absolument divines.
Avant
je m'en faisais tout un monde, j'admirais le courage des mammas
italiennes, qui étalaient, roulaient, découpaient, farcissaient,
ondulaient, cannelaient les pâtes fraîches tous les jours de l'année.
Mais finalement ce n'est pas si compliqué, ni très long, surtout si
l'on s'organise ! J'admire quand même toujours les mammas italiennes,
qui ont su mettre au point mille et une recettes si parfaites !
Et puis je me disais : encore une machine qui va encombrer ma
cuisine et qui finira oubliée dans le fond d'un placard comme plein
d'autres. Eh bien non. Il se trouve que la machine à pâtes reste à
portée de main parce qu'elle roule souvent !
Évidemment, on n'a
pas le temps de faite cela tous les jours. On peut faire la pâte à
l'avance et la stocker par portions dans le congélateur. C'est ce que
je fais. Au dernier moment, on n'aura plus qu'à l'étaler et la découper
en tagliatelles, linguine, lasagnes... et on pourra éventuellement en
faire des ravioles ou autres tortellini... (Je ne mets pas de s à
tortellini car c'est déjà un pluriel en italien...) Je sais, je suis un
peu maniaque. C'est le pluriel de tortellino, qui veut dire petite tarte.
On dit qu'ils représentent le nombril de Vénus. Hou la la. On va se regarder le nombril, maintenant, pour voir si on a le même.
La pâte :
500 g de farine, ou de semoule de blé dur extra fine
5 œufs
Le moins qu'on puisse dire, c'est que les ingrédients ne sont pas compliqués. On peut aussi mettre moitié farine, moitié semoule, ou 2/3 et 1/3, ou ce qu'on veut. Mais plus il y aura de semoule dans le mélange, plus les pâtes seront fermes et al dente. Un cuisinier du forum Dissidence Cuisine m'a expliqué que la pâte à la farine convient bien pour les pâtes farcies, et la pâte à la semoule pour les autres pâtes.
Donc c'est simple : on mélange tout cela jusqu'à pouvoir faire une boule avec la pâte. On la partage en 4 portions qu'on passe dans le laminoir à l'écartement 1, qui est le plus large. On obtient une bande, qu'on replie sur elle-même et on la repasse encore au 1, on fait la même chose 3 fois de suite.
C'est à ce stade qu'on peut emballer les pâtons et les congeler. Chaque pâton correspond à une portion pour 2 personnes pour un plat principal, et 3 personnes pour un accompagnement.
Au moment de faire les pâtes, on repassera le pâton successivement depuis le cran 1 jusqu'au 6 pour les tagliatelles et les lasagnes et jusqu'au 9 pour les ravioles et autres pâtes farcies comme les tortellini. En fait l'épaisseur dépend du goût de chacun. J'aime bien quand la pâte est fine pour les pâtes farcies, et moins fine pour les autres pâtes.
Aujourd'hui nous faisons des tortellini farcis à la courgette et au parmesan. Notre pâte est étalée sur le plan de travail, nous la découpons en carrés d'environ 3 à 4 cm de côté, et au centre de chaque carré nous déposons un peu de la farce suivante :
La farce :
1 petite courgette râpée
1 grosse cuil. à soupe de fromage blanc égoutté
2 ou 3 grosses cuillères à soupe de parmesan râpé
De la noix muscade, du poivre, un peu de sel
On mélange le tout, en ajustant la consistance avec plus ou moins de parmesan, de courgette et de fromage blanc, il n'y a pas de proportions précises : goûtez. Ça doit se tenir sans couler.
Maintenant, le pliage :
1 D'abor
d, on plie en triangle, en pinçant bien les bords pour souder la pâte.
2 Ensuite, on relève la pointe du haut du triangle.
3 Et enfin on rabat les deux pointes latérales vers le milieu.
Voilà, vous avez fait votre premier petit nombril.
Vous les rangez au fur et à mesure sur la planche, où ils vont attendre sagement que vous fassiez la sauce.
Dans l'intervalle, vous mettez à bouillir une grande casserole d'eau.
On peut très bien les napper d'une sauce tomates, mais je me suis dit qu'une belle sauce verte et rose leur irait bien.
La sauce crémée au poireau et lard fumé :
1 cuil. à soupe d'huile d'olive
3 petits poireaux
100 g de lardons fumés coupés très fin
1 petit verre de vin blanc sec
15 cl environ de crème liquide
Sel, poivre
Pendant que l'eau chauffe, on émince finement les poireaux, on les fait revenir dans une poêle avec les lardons. On couvre et on laisse cuire à feu doux jusqu'à ce que les poireaux soient tendres. On mouille ensuite avec le vin blanc et on fait bouillir, puis on ajoute la crème, on assaisonne et on fait re bouillir. Notre sauce est faite.
Quand l'eau de la casserole bout, on y jette une poignée de gros sel de mer, puis les tortellini. Plouf ! Ça va très vite. On a le temps de mélanger une ou deux fois avec une cuillère, et quand les tortellini remontent à la surface, ils sont cuits : 3 minutes au bas mot. Alors on les transfère dans la poêle où ils vont se vautrer dans la sauce pour y finir leur cuisson voluptueusement (Vénus oblige) pendant une minute ou deux.
Hé, arrêtez de vous regarder le nombril, faut mettre la table !
lundi 5 octobre 2009
Un chou c'est un chou, même farci
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Le chou est un légume un peu délaissé, par ces temps qui courent. Qui courent après quoi d'ailleurs ? Bref on court tout le temps et on n'a plus celui de cuisiner le chou. Et c'est dommage. Car c'est un légume à la fois joli et délicieux.
Pour le remettre à l'honneur, je vous propose de réaliser le très célèbre chou farci, dont toutes les grands-mères auvergnates ont une recette secrète qu'elles tiennent cachée sous les piles de linge, dans un grand coffre de chêne fermé à clef, et dont la clef ne les quitte jamais.
Je ne suis pas auvergnate, mes grands-mères non plus, alors que les natifs du Massif Central me pardonnent si ma recette n'est pas orthodoxe, mais elle a le mérite d'être très simple, un peu spectaculaire quand même car le chou a l'air entier, et pas mauvaise du tout. On peut le manger chaud, ou froid comme un pâté. Moi c'est froid que je le préfère. Pour le manger froid, on prévoira de le préparer la veille.
Les lecteurs qui recherchent l'authentique (avé l'assent) peuvent aller sur ce site qui est né d'une très bonne idée : la vraie recette. Les internautes qui détiennent une "vraie" recette peuvent aller l'écrire pour la partager. Évidemment le concept de "vraie recette" est un mythe : il y a autant de recettes de la "vraie" choucroute, par exemple, que de grand-mères alsaciennes. Mais ceci dit, il est fort intéressant de comparer les versions et c'est ce que veut faire le site. Surtout il ne faut pas s'imaginer que l'on détient la seule et unique véritable recette, cela n'existe pas ! Attention, il y a eu des guerres causées par des gens qui croient qu'ils détiennent la Vérité Vraie. Mais si vous possédez dans un fond de tiroir une recette familiale traditionnelle, vous pouvez aller la transmettre sur ce site. Il n'y a rien à gagner, hormis le plaisir de partager, de transmettre.
Pour une belle tablée de 6/8 personnes, heu... ou de 4 auvergnats :
1 chou vert
500 g de chair à saucisse
50 g de mie de pain rassise
1 verre de lait
1 oignon
1 gousse d'ail
20 g de beurre
1 œuf
Du thym
Du persil plat
Du cumin moulu
Environ 50 cl de bouillon
Sel, poivre du moulin
Admirez ce drapé-plissé, et ce dégradé de couleurs !
En plus de ces ingrédients, si l'on a quelques foies de volailles qui traînent dans le coin, un morceau de petit salé, un talon de jambon abandonné, un peu de veau haché ou un reste de viande cuite de la veille, du style rôti, gigot, daube ou autre bourguignon, c'est encore mieux : on les ajoutera, bien sûr, dans cette farce de base.
On commence par séparer les feuilles du chou, en les incisant autour du trognon. Quand les feuilles deviennent trop serrées vers le centre et qu'on ne peut plus les enlever, on coupe le cœur du chou en deux, on enlève le trognon dur, et on hache ce qui reste. On fait bouillir une grande casserole d'eau salée, on y met les feuilles de chou et on les laisse bouillir 2 min, c'est juste pour les assouplir. Ensuite, on les rafraîchit dans de l'eau froide, et on les égoutte en les étalant sur un linge.
Pendant ce temps, faisons la farce. Mettons la chair dans un
saladier. On peut, selon les disponibilités du jour, son porte monnaie
et son inspiration, ajouter comme je le disais plus haut du jambon
haché, des foies de volailles, ou même du foie gras, pourquoi pas si
c'est un chou de fête.
Faisons tremper le pain dans le lait.
Épluchons et hachons l'oignon et l'ail. Faisons-les revenir dans le
beurre mousseux. Ajoutons le hachis de cœur de chou, assaisonnons et
laissons tout cela fondre tout doucement pendant 5 minutes, puis
attendons que cela tiédisse.
On mélange ensuite le contenu de la poêle, la chair, le pain bien essoré, l'œuf, du thym, du persil plat ciselé, une pointe de cumin, du sel et du poivre. On patouille le tout avec notre jolie main bien propre, jusqu'à ce que ce soit homogène. Voilà, c'est fait, on se relave les mains.
Maintenant nous allons reconstituer le chou. On déploie un torchon propre sur le plan de travail. Sur ce torchon, on va disposer 8 longues ficelles croisées en étoile. Par dessus ces ficelles, on étale les plus belles feuilles du chou en rond sur un torchon propre. Elles doivent se chevaucher, sans espaces entre elles, on en met 2 couches pour être sûrs.
On dispose la farce en dôme au centre de ce dispositif. Et on la recouvre avec les autres feuilles de chou, jusqu'à épuisement des feuilles.
A la fin, on replie les feuilles du tour sur le dessus du chou pour faire un joli paquet vert. On attrape les ficelles (Et là on se dit qu'on a bien fait de les mettre au début) et on noue pour que tout cela reste bien en place.
On met notre baluchon dans une cocotte et on verse un peu de bouillon dans le fond, pour que ça ne brûle pas. On fait cuire dans le four à 110°C pendant 2 heures. Le saviez-vous : tant qu'il y a du bouillon dans le fond de la cocotte, la température ne monte pas au delà de 100°C, à l'intérieur de celle-ci, même si vous mettez le four plus chaud. C'est donc une cuisson très douce, qui donnera un résultat très moelleux. Ensuite on le sort, on retire la ficelle et on le coupe en parts.
Pas besoin d'accompagnement, il se suffit à lui-même : il contient la viande et les légumes ! Elle est pas belle la vie ?
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dimanche 13 septembre 2009
Foie de veau à la vénitienne
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Au cas où certains douteraient de l'influence de la cuisine chinoise sur la cuisine italienne, je vous présente cette recette typique de Venise : le Fegato alla Veneziana. Oui, Venise est bien la ville de Marco Polo. Elle a donc eu des relations avec l'extrême Orient depuis longtemps.

La recette n'est pas plus compliquée que celle du boeuf aux oignons, à qui elle ressemble comme une petite sœur. Les ingrédients sont coupés en petites bouchées et sautés à feu vif comme dans la cuisine chinoise. Le foie de veau y est caramélisé, fondant, le sucré des oignons l'accompagne à merveille et le tout est relevé par le vinaigre balsamique. Cette petite touche d'aigre-doux rappelle aussi les plats asiatiques. Un régal.
Pour le foie :
400 g de foie de veau
3 cuil. à soupe de farine
4 oignons
3 cuil. à
soupe d’huile d’olive
3 feuilles de laurier
12,5 cl de bouillon de volaille
3
cuil. à soupe de vinaigre de vin
Vinaigre balsamique
Sel, poivre du moulin
Pour la polenta crémeuse :
250 g de farine de maïs
50 cl d'eau
25 cl de lait
Crème fraîche épaisse
Sel, poivre du moulin
On prépare la polenta : on porte à ébullition l'eau et le lait avec du sel. On verse la farine de maïs en pluie tout en remuant avec un fouet pour ne pas faire de grumeaux. On laisse cuire une dizaine de minutes, jusqu'à ce que la polenta soit épaisse. On incorpore enfin une généreuse cuillerée de crème épaisse. On réserve au chaud.
On passe à la préparation du foie. On coupe le foie en lanières de 5 mm d'épaisseur, on les sale, on les poivre et on les farine.
On émince finement les oignons. On chauffe 1 cuil. à soupe d’huile dans
une poêle sur feu moyen. On y fait suer les oignons avec une pincée de
sel et le laurier. Ils doivent devenir translucides. On verse le
bouillon, on laisse réduire jusqu'à ce que les oignons soient tendres.
On égoutte, on enlève le laurier.
On
remet 2 cuillerées d'huile dans la poêle et on y fait saisir le foie de
tous côtés, d'abord à feu vif, puis à feu moyen. Le foie doit rester
rosé à cœur, sinon il devient farineux. On remet les oignons dans la
poêle, on ajoute le vinaigre de vin, on laisse bouillonner 1 min, pas
plus.
On retire du feu, un trait de vinaigre balsamique ... c'est tout. On sert bien chaud, avec la polenta crémeuse.

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lundi 7 septembre 2009
Improvisation pour une tarte aux figues, chèvre et jambon
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C'est la fin de l'été, mais il n'y a aucune raison de se laisser abattre, comme disait Jessie James. Arrêtons d'avoir peur de tout : de la sécheresse et de la pluie, du soleil et des nuages, du chaud et du froid, du vent, du CO2, de la grippe, et que le ciel nous tombe sur la tête. Savourons plutôt toutes les bonnes choses que nous avons avant que vienne l'automne. Pour cela, voici une tarte toute gaie et pleine de couleurs, à improviser selon sa fantaisie.

C'est une tarte un peu folle, du genre tarte fine : une
pâte brisée craquante, parfumée à l'origan et au parmesan. Une
garniture mince mais extravagante : lamelles de courgette, faisselle de
chèvre, tomates, figues, herbes et jambon cru. Tout ça compose un
tableau plein de couleurs.
Pour une grande tarte de 26 cm :
La pâte brisée à l'origan :
250 g de farine
1 pincée de sel
125 g de beurre mou
Beaucoup d'origan frais, ou du basilic
50 g de parmesan râpé
1 œuf
Un peu d'eau
La garniture :
3 cuil. à soupe de moutarde de Dijon
1 cuil. à soupe de semoule de blé dur fine
1 ou 2 petites courgettes
4 à 6 figues
2 ou 3 tomates bien mûres
200 g de faisselle de chèvre bien égouttée
Du sel, du piment d'Espelette
Plein de persil plat ou de basilic
4 ou 5 tranches fines de jambon cru
Du sel et du poivre
Pétrissez
tous les ingrédients de la pâte dans l'ordre indiqué, jusqu'à ce
qu'elle puisse se mettre en boule. On ajuste la consistance avec 2 ou 3
cuillerées d'eau, cela dépend de la grosseur de l'œuf et de la
sécheresse du parmesan... On roule la pâte dans un film et on la laisse
reposer au moins 2 heures au frais, on la sort 30 min à l'avance. On
allume le four à 200°C.
On étale la pâte et on en garnit un
moule à tarte. On pique le fond avec une fourchette et on étale dessus
la moutarde avec un pinceau. On saupoudre un voile de semoule, qui va
absorber l'eau des tomates et du chèvre frais, et empêcher que la pâte
soit trop détrempée.
Après, on laisse faire son imagination. On
émince les courgettes en rubans dans la longueur et on les dispose sur
la pâte. On coupe les figues et les tomates en quartiers, on les
ajoute. Dans les intervalles, on met des cuillerées de faisselle de
chèvre égouttée, qu'on peut aussi remplacer par de la mozzarella, de la
ricotta ou de la brousse. Le fromage va s'étaler à la cuisson. On sale,
on saupoudre du piment d'Espelette et des herbes ciselées. Il faut bien
assaisonner, sinon c'est fade ! Ne superposez pas trop de couches, tout
cela doit rester fin sur la pâte, ou la tarte cuira mal, la pâte sera
molle et ce sera nettement moins savoureux !
On fait cuire la tarte en bas du four, pendant une petite demie
heure. On surveille, quand la pâte est colorée et le fromage commence à
dorer, c'est cuit ! On la sort du four et on ajoute le jambon détaillé
en lamelles. On laisse tiédir un peu, histoire de ne pas se brûler, et
on croque ! Bien sûr on peut mettre le jambon avant la cuisson, mais
moi j'aime que le jambon cru reste cru. Vous faites comme vous
préférez.
Certains pourraient aussi mettre de l'huile piquante pour pizzas, ou
même un tout petit filet de miel. Et un trait de balsamique. Vous en
pensez quoi ?
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jeudi 13 août 2009
Velouté glacé de carottes à l'orange et à la cardamome
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C'est
une soupe pour les chaudes soirées d'été. Rien que de la regarder, on
a bonne mine, alors imaginez-vous la déguster. Très rafraîchissante,
elle a une douceur incomparable et son goût est tout simplement
superbe... !
C'est une très belle entrée pour un dîner raffiné, et
ça ne l'empêche pas d'être ultra simple à préparer. On la sert seule
dans des bols, ou bien pour faire fashion, dans des verrines avec par dessus une quenelle de chantilly au zeste d'orange.
Pour 4 personnes :
1 botte de carottes
60 cl (environ) de bouillon de légumes
2 gousses de cardamome
1 orange non traitée
5 cl (environ) de crème liquide
Sel, poivre du moulin
Quelques baies roses
4 brindilles de thym-citron
On
épluche les carottes, on les coupe en rondelles et on les met dans une
casserole. On les couvre de bouillon jusqu'à leur hauteur, on sale et
on ajoute la cardamome ainsi que le zeste râpé de l'orange. On fait
cuire jusqu'à ce que les carottes soient bien tendres.
Quand c'est cuit, on enlève la cardamome et on mixe finement. On verse le jus de l'orange et la crème. On poivre, on remixe. Et on garde au moins 2 heures au frigo pour que ça soit bien froid quand on va le déguster.
Pendant ce temps, on va à la plage, on se promène, on fait la sieste...
En revenant de la plage, on rectifie éventuellement la consistance du velouté avec un peu de bouillon, si on l'aime plus fluide. On le verse dans les bols, on décore de quelques baies roses écrasées et d'un brin de thym-citron, et on présente aux invités qui vont faire mmmm.
Ils ont de la chance, vos invités. Moi je vous le dis.
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jeudi 9 juillet 2009
Tarte impertinente aux courgettes
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Pourquoi impertinente ? Parce qu'elle est haute en couleurs. Alors ceux qui pensent que la courgette est fade ont tout faux. Elle est bien relevée d'un soupçon de piment et de paprika qui vont vous donner les joues rouges et les yeux brillants, parfumée à la menthe fraîche, soulignée par du fromage de chèvre et titillée par quelques pignons de pin. Des tomates cerise lui donnent de la couleur et quand elles nous explosent dans la bouche, c'est comme un baiser que nous donnerait la tarte !
Une tarte qui donne des baisers, vous avez déjà vu ça, vous ?
Vous avez bien révisé les conseils (ICI, clic) ? Alors c'est parti.
Pour une tarte de 26 cm , soit 6 à 8 parts :
1 pâte brisée salée, la même que celle qui est expliquée ICI
4 courgettes moyennes
1 cuil. à soupe d'huile d'olive
1 gousse d'ail hachée
1 brin de thym
1 tout petit piment rouge séché
1 cuil. à café de paprika doux
Les feuilles ciselées de 3 brins de menthe fraîche
2 œufs
15 cl de crème liquide
100 g de fromage de chèvre coupé en tout petits dés
1 douzaine de tomates cerises
1 poignée de pignons
Sel, poivre du moulin
On râpe les courgettes avec une râpe à gros trous. On chauffe l'huile dans une poêle, et on y fait revenir les courgettes, avec l'ail, le thym et le petit piment qu'on émiette avec ses doigts. (Lavez vous impérativement les mains après ça, car si jamais vous vous touchez un œil avec cette main, aïe aïe aïe). On peut aussi utiliser du piment en poudre, ou du piment frais. Mais faites attention au dosage. Il n'en faut pas beaucoup.
Donc, on fait revenir nos courgettes râpées tout en remuant de temps en temps, pendant une dizaine de minutes. Elles vont rendre un peu de jus, elles croient faire leur malignes. Mais nous on est rusées comme de fines renardes : on va transvaser le contenu de la poêle dans une passoire, et on le laisse refroidir comme ça. Et elles s'égouttent. Bien fait.
Pendant que ça refroidit, on a largement le temps de garnir le moule avec la pâte, on la pique avec une fourchette. On cisèle finement la menthe, qu'on va ajouter dans les courgettes, ainsi que le paprika, on mélange bien. On fait glisser les courgettes de la passoire dans le fond de tarte, en égalisant la surface.
On bat les œufs avec la crème et le fromage, on poivre et on verse le tout dans la tarte, en répartissant le fromage. On attend un peu que la crème aux œufs pénètre bien jusqu'au fond en s'insinuant dans la couche compacte des courgettes. On enfonce les tomates cerises dedans, et pour finir on saupoudre les pignons.
On fait cuire cette tarte dans le four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes, jusqu'à ce que la surface soit légèrement dorée. Mmmm ça sent bon. On la démoule sur une grille 5 minutes après la sortie du four et on la sert chaude mais pas bouillante.
Elle est aussi très bonne froide, pour un apéro ou un pique nique.
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lundi 8 juin 2009
On a toujours besoin d'un petit pois chez soi, certes, mais à la française !
Le mois de juin est l'un des meilleurs mois pour la gourmandise : nous sont donnés en même temps les asperges, les fraises, les cerises, les salades de plein champ, les petites carottes nouvelles et les petits pois ! Juin est un mois de cocagne.
Les petits pois nichés dans leur cosse verte, j'aime prendre le temps de les déshabiller. Vous n'avez pas une minute à vous et préférez ouvrir à la va vite une boîte de conserve ou un sachet du congélateur ? Cela m'arrive aussi, mais de temps en temps je m'offre ce moment tranquille du déshabillage des vrais petits pois. Le sachet surgelé est pratique et s'ouvre en 2 secondes. Mais on n'a pas le plaisir de s'asseoir au soleil, le panier à côté de soi et la bassine sur les genoux. Je presse la cosse, comme une armure elle s'entrouvre et laisse voir son trésor : les petites billes vert tendre alignées bien sagement. Elle s'ouvre, les petits pois surgissent et sautent dans la gamelle. Parfois ils sautent à côté, roulent sur le sol et ça énerve le chien. Il doit croire qu'ils sont vivants. Il n'a pas tort. On en grignote quelques-uns crus, et le croquant, la fraîcheur, la douceur nous envahit. Ils ont un parfum herbacé et sucré en même temps. Les cosses vous laissent ce parfum sur les doigts.
On a fini de les écosser. On va cuisiner le grand classique, le grand délice d'équilibre et de saveur : les petits pois à la française. Attention, ces petits pois-là, on leur fait la révérence et on leur dit "vous".
700 g de petits pois écossés
1 botte de petites carottes nouvelles
1 oignon (ou quelques petits oignons blancs)
Les grosses feuilles vert foncé d'une laitue
50 g de poitrine fumée
100 g de beurre
sel, poivre du moulin
Avec 1 kilo de petits pois dans leurs cosses,
vous obtenez 350 g de petits pois et 450 g de cosses. Cela suffit pour
2/3 personnes, selon leur appétit.
Si vous avez un jardin, ou même
seulement un balcon avec des pots, enterrez les cosses dans la terre :
cela fait un engrais extra pour les plantes. Pas la peine de le mettre
au compost, on les enterre comme ça, et elles se décomposent très vite.
Après avoir écossé les petits pois, on coupe les fanes des carottes à 1 cm, on les gratte si elles sont très fines, si elles sont plus grosses on les épluche. On émince l'oignon (laissez entiers les petits oignons blancs). On sépare les feuilles de la laitue. On taille la poitrine fumée en tout petits lardons. On fait ramollir le beurre coupé en morceaux en le pétrissant légèrement avec la main.
(Quoi ? Oui 100 grammes de beurre, non il n'y a pas un zéro de trop, j'ai bien dit : "à la française" ! ) Mais vous pouvez en mettre moins si vous avez peur, je ne suis pas derrière vous dans votre cuisine. Vous pouvez aussi ne pas vous jeter sur le dessert après et en reprendre 3 fois. Ou acheter enfin un bikini à votre taille, au lieu de le prendre toujours une taille en dessous. C'est vous qui voyez.
On fait fondre une petite noix de beurre dans une cocotte, on y fait revenir l'oignon, les lardons et les carottes, à feu moyen-vif. Ça ne doit pas colorer, juste devenir translucide. On les retire de la cocotte et on les mélange avec les petits pois, ainsi que le reste de beurre, et un peu de sel. Veillez à ce que le beurre soit bien réparti dans le mélange.
Dans le fond de notre cocotte, on superpose les feuilles de la laitue qui vont faire un lit douillet pour nos petits pois qu'on place dessus. C'est comme dans l'histoire de la princesse au petit pois, sauf que là, les petits pois ne sont pas sous les matelas, mais sur le lit. La revanche du petit pois, en quelle que sorte. On ajoute 2 cuillères à soupe d'eau, pas plus ! La salade va rendre son jus et les petits pois vont cuire grâce à la vapeur dégagée. En même temps, le beurre va fondre partout et enrober chaque petit pois de savoureuse tendresse. Ah si elle avait connu ça, la princesse !
On met la cocotte sur un feu vif pour faire partir l'ébullition, on place le couvercle et on baisse le feu au minimum. On laisse cuire 10 minutes. On ouvre, on mélange les petits pois pour répartir les feuilles de salade. On termine la cuisson environ 5 minutes. Ils doivent rester légèrement croquants et bien verts. Goûtez-les et s'ils sont trop croquants à votre goût, prolongez un peu la cuisson.
Là, je vous envie : vous allez vous régaler tout en ayant bonne mine !
Après vous pourrez essayer des variantes : faire la version anglaise avec des feuilles de menthe. La version méditerranéenne avec de l'huile d'olive, de la roquette et du basilic. Et pourquoi pas une version asiatique à la sauce soja et à la coriandre ?
vendredi 29 mai 2009
Poulet aux asperges et aux morilles
Voici un vrai plat de printemps, un joli plat de dimanche aux saveurs fraîches et franches : asperges et morilles, leur saison se chevauche et elles s'entendent parfaitement bien, chacune ayant un sacré caractère.
C'est un plat facile à réussir qu'on peut faire pour inviter sans souci. La saison des asperges est courte et on en profite au maximum. Si vous avez en plus la chance de trouver encore des morilles fraîches, jetez vous dessus, c'est très rare, et irrésistiblement bon. Sinon, les morilles séchées vous donneront un très bon plat aussi. Évitez les congelées qui rendront de l'eau, et les conserves moins savoureuses.
Choisissez les asperges très
fraîches vérifiez que la coupe de la queue ait un aspect cassant et humide. Si ça
ressemble à du vieux bois, et si ça a l'air tout sec, n'achetez pas ! Elles sont dans un emballage fermé et il est impossible de voir l'extrémité ? Méfiance ! Il m'est arrivé d'ouvrir les emballages (et en général ce qu'on voit dessous est affligeant) : on n'achète pas un cochon dans un sac, dit le proverbe.
Sachez
que les asperges blanches les plus grosses sont incomparablement plus
tendres que les maigrichonnes. Vous aurez aussi proportionnellement plus de déchets à l'épluchage dans les fines
que dans les grosses : pensez-y si vous calculez la différence de prix.
Pour 4 personnes :
40 g de morilles séchées
15 cl de vin blanc sec
1 kg d'asperges blanches ou vertes
4 blancs de poulet coupés en cubes
20 g de beurre
1 échalote ciselée
100 g de poitrine fumée en petits dés
20 cl de crème liquide
Du persil, sel et poivre du moulin
On met les morilles à tremper dans le vin blanc.
On
épluche les asperges (sauf les vertes, ce n'est pas la peine : on
raccourcit seulement la tige de quelques centimètres), on les coupe en
tronçons et on les fait cuire à l'eau bouillante salée, départ eau
froide, d'abord les tiges 5 min, puis on ajoute les pointes et on
laisse encore 5 min environ, jusqu'à ce qu'elles soient tendres. la
durée de la cuisson dépend de leur diamètre. On les égoutte.
On
fait colorer légèrement les morceaux de poulet dans le beurre, on les
retire et on réserve. On met l'échalote et les lardons dans la poêle,
on fait bien revenir tout ça, ça doit commencer à colorer. Ensuite on
ajoute les morilles et leur vin de trempage, sans verser les poussières
tombées au fond du bol. On porte à ébullition en laissant réduire d'un tiers.
On remet le poulet. On
fait mijoter une dizaine de minutes pour terminer la cuisson de la
viande. Alors on verse la crème, on monte un peu le feu jusqu'à ce que
la sauce épaississe, on goûte et on assaisonne.
On dispose
joliment les asperges, on les laisse réchauffer. On saupoudre un voile
de persil pour donner de la couleur, et à table !
Je sers directement dans la poêle de cuisson pour que cela reste bien chaud.
Dans les verres : un muscat sec d'Alsace bien frais.

























































