Te souviens-tu, chère Marraine la Fée, de ma première respiration
Il y a juste un an que je publiais le premier billet de ce blogue. J'ai cherché quoi faire de rigolo pour l'occasion, et puis, en manque d'inspiration, ça arrive, j'ai décidé d'inviter mes lecteurs à une petite ballade en photos autour des recoins de ma cuisine. Qu'en penses-tu ?

Mon indispensable bassine à confiture en cuivre.
Chère Marraine, toi qui es toujours là dans l’envers des choses,
te rends-tu compte que le temps passe comme un reflet sur la bassine à
confiture, comme la cire et le miel qui fondent, l’eau qui s’écoule et
le sel qui cristallise, le doux avec l’aigre mêlés.
Le miel et le
sel, on les retient, on les savoure dans des gâteaux et des pains
d'épices que l’on offre aux enfants, pour leur transmettre la saveur de
la vie.

Des pots à épices, j'en ai... presque une centaine ! Le hachoir à viande sert aussi pour faire les petits gâteaux spritz.
Me voici maintenant 129 messages plus tard à partager des émotions,
des coups de cœur et des coups de gueule parfois. C’est toi qui m’as
amené mes premiers lecteurs, puis d’autres sont venus, nombreux... oh
la la cela dépassait mes espérances !
Je les remercie, tous les
fidèles devant ma porte à venir regarder, flâner, fouiner, chercher une
recette, une idée, ou en donner une ! Merci de me lire, de me le dire
dans vos commentaires et de me donner envie de poursuivre l'aventure.

Une balance au cadran fêlé, mais je l'aime bien. Et des boîtes, des boîtes.

Encore des boîtes. C'est une maladie, ça, non ?
Chère Marraine, par contre je ne sais pas si mon entourage te remercie. On ne dira jamais assez le calvaire de la famille d'un bloggeur culinaire. On ne mange plus rien sans avoir fait une photo du plat auparavant. Notre cuisine ressemble à un labo photo : pied, appareil, lampe, fils électriques…Vous imaginez le supplice.
J'ai aussi quelques bocaux de sorcière.
Le pire c'est au restaurant. Cette détestable manie de photographier les assiettes au restaurant ! Avec le regard en coin des serveurs. Ah ils ont du mérite de nous supporter.

Pour les ustensiles, il faut ce qu'il faut.
En plus ils servent de cobayes à nos expériences : gâteaux fous de chocolat, tarte aux bananes, coulants au chocolat, macarons, pâté, gâteaux, brioches en tous genre... Ils sont obligés de tout goûter. Plaignons-les, les pauvres.

La grande table de chêne, elle en a vu des générations de cuisinières. On peut bien y étaler la pâte à strudel !
Au commencement, on se dit : je fais un billet par semaine, pas dur. Et puis on s'aperçoit qu'on a des visites. Toc Toc ! Oui, c'est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C'est ça qui est bien avec internet.

Les poêles en fer et les casseroles en cuivre, c'est peut-être ringard, mais ça chauffe bien et c'est antiadhésif !
Et on se prend au jeu, on écrit plus régulièrement. Ciel ! On a encore plus de visites ! On a même des commentaires, des petits mots gentils qui vous font chaud au cœur.
Le vieil évier en pierre sert maintenant de réserve à bouteilles.
On repère les fidèles, on passe les voir, ceux qui ont aussi un blogue. On boit un petit café et on grignote ce qu'il y a sur la table. On fait connaissance. C'est très mystérieux, ces liens qui se tissent entre des personnes qui ne se seraient jamais adressé la parole autrement.
La grande cheminée, l'âme de la cuisine. Venez donc vous réchauffer.
C'est complètement différent que d'écrire des livres ou des articles
de journaux. L'Internet rapproche l'auteur du lecteur, c'est évident.
Une chose que j'ai découverte et qui m'a touchée.
Qui a dit qu’Internet était néfaste et dangereux ? Des grognons, sans doute.
Maintenant passons au bilan : savez vous quel est le billet qui a reçu le plus de visites entre tous ? Moi même j'en suis fort surprise... Voici le tiercé gagnant :
1 les Spätzle
2 le tendron de veau cuisiné au vin blanc
3 le gâteau à la carotte

