du miel et du sel

Cuisine poétique. Les recettes d'une journaliste culinaire, ses coups de cœur et ses bonnes adresses : restaurants, producteurs. On append à choisir les meilleurs produits et respecter le rythme des saisons. On fait attention aux pièges de l'industrie agro

mardi 3 novembre 2009

Coucourde farcie au parfum d'herbes et brebis : le pâtisson nous ouvre son coeur

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C'est un drôle de légume, le pâtisson. Il semble venu d'une autre planète avec son air de soucoupe volante. Souvent on se retrouve devant lui, on le regarde dans les yeux (et c'est terrible à soutenir, le regard du pâtisson), en se demandant ce qu'il a dans le cœur.

patisson_farci_cuit

En fait c'est une courge comme les autres, de la famille des courgettes, potirons et autres butternut. On le travaille comme toute courge qu'il est : on l'épluche, on coupe la chair en tranches ou en dés, et on le poêle, ou on le cuit à la vapeur ou à l'eau avant de le transformer en soupe, en gratins, en purée... II ne va peut-être pas être content, que je le traite de courge. Ou même de coucourde, comme disent les gens du midi. Du latin cucurbita. Si.  Et c'est le même mot qui a donné gourde en français. Je vais devoir lui demander pardon : courge gourde, ça ne fait pas plaisir quand on vous appelle ainsi. N'empêche que son goût est assez subtil : un léger goût d'artichaut, un peu sucré. Il en existe plusieurs variétés, à la forme plus ou moins aplatie, à la peau blanche, jaune orangée, verte ou panachée de ces couleurs.

Voici une recette qui va lui plaire : nous allons le farcir. On peut utiliser de la chair à saucisses, mais on peut aussi mettre du veau haché, du boeuf ou de l'agneau. Dans le cas du boeuf, de la volaille, ou du jambon, panachez avec un peu chair à saucisse ou de poitrine de porc pour que ce soit moins sec.

Pour 3 personnes :
1 joli pâtisson bien dodu
1 oignon
1 gousse d'ail
250 g de viandes hachées : chair à saucisse, veau, boeuf, agneau, volaille...
1 œuf
Des herbes ciselées : persil, thym, basilic
100 g de feta
Quelques pignons, ou des amandes
De l'huile d'olive
Sel, poivre du moulin

On fait d'abord cuire le pâtisson entier dans de l'eau bouillante salée pendant 30 à 40 minutes, selon sa grosseur. Ensuite on l'égoutte et on le laisse refroidir un peu, sinon on se brûle. Et ça fait mal.

On le place sur la table, la face plate vers le bas et le pédoncule vers le haut. On a son couteau dans la main et si quelqu'un nous regarde, il va penser que nous avons des pensées homicides. Non, juste pâtissonicides. On découpe seulement le chapeau de la bête, que l'on retire, puis, à l'aide d'une cuillère, on élimine les nombreuses graines et on évide la chair sans percer la peau. On découpe cette chair en dés. Pensez aussi à creuser la chair du chapeau.

On fait revenir l'oignon dans de l'huile d'olive, on ajoute l'ail haché et la chair de pâtisson. Hors du feu, on mélange tout cela avec la viande hachée, l'œuf, les herbes ciselées, la feta émiettée et les pignons. On assaisonne bien et on remplit notre pâtisson. Il y aura trop de farce, c'est normal, on la dresse en dôme par dessus. Cela paraîtra plus généreux, cette farce qui déborde, et on place le chapeau de manière élégante.

patisson_farci_cru

On met le pâtisson farci dans un plat à gratin huilé, puis on glisse le tout dans le four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes.

patissonfarci_cuit2

Ensuite, pour servir, on enlève le chapeau et on découpe en parts comme un gâteau. La peau, un peu coriace, ne se mange pas, contrairement à celle du potimarron. Oui, parce que vous pouvez adapter la recette au potimarron aussi. Et même à toutes les coucourdes que vous rencontrez.

Une variante que l'on peut adapter aussi se trouve  ici: courgettes rondes farcies au chèvre frais (clic).

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lundi 7 septembre 2009

Improvisation pour une tarte aux figues, chèvre et jambon

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C'est la fin de l'été, mais il n'y a aucune raison de se laisser abattre, comme disait Jessie James. Arrêtons d'avoir peur de tout : de la sécheresse et de la pluie, du soleil et des nuages, du chaud et du froid, du vent, du CO2, de la grippe, et que le ciel nous tombe sur la tête. Savourons plutôt toutes les bonnes choses que nous avons avant que vienne l'automne. Pour cela, voici une tarte toute gaie et pleine de couleurs, à improviser selon sa fantaisie.

tartefiguesjambon1

C'est une tarte un peu folle, du genre tarte fine : une pâte brisée craquante, parfumée à l'origan et au parmesan. Une garniture mince mais extravagante : lamelles de courgette, faisselle de chèvre, tomates, figues, herbes et jambon cru. Tout ça compose un tableau plein de couleurs.

Pour une  grande tarte de 26 cm :

dettartefiguesjambonLa pâte brisée à l'origan :
250 g de farine
1 pincée de sel
125 g de beurre mou
Beaucoup d'origan frais, ou du basilic
50 g de parmesan râpé
1 œuf
Un peu d'eau


La garniture :
3 cuil. à soupe de moutarde de Dijon
1 cuil. à soupe de semoule de blé dur fine
1 ou 2 petites  courgettes
4 à 6 figues
2 ou 3 tomates bien mûres
200 g de faisselle de chèvre bien égouttée
Du sel, du piment d'Espelette
Plein de persil plat ou de basilic
4 ou 5 tranches fines de jambon cru

Du sel et du poivre

Pétrissez tous les ingrédients de la pâte dans l'ordre indiqué, jusqu'à ce qu'elle puisse se mettre en boule. On ajuste la consistance avec 2 ou 3 cuillerées d'eau, cela dépend de la grosseur de l'œuf et de la sécheresse du parmesan... On roule la pâte dans un film et on la laisse reposer au moins 2 heures au frais, on la sort 30 min à l'avance. On allume le four à 200°C.

On étale la pâte et on en garnit un moule à tarte. On pique le fond avec une fourchette et on étale dessus la moutarde avec un pinceau. On saupoudre un voile de semoule, qui va absorber l'eau des tomates et du chèvre frais, et empêcher que la pâte soit trop détrempée.
Après, on laisse faire son imagination. On émince les courgettes en rubans dans la longueur et on les dispose sur la pâte. On coupe les figues et les tomates en quartiers, on les ajoute. Dans les intervalles, on met des cuillerées de faisselle de chèvre égouttée, qu'on peut aussi remplacer par de la mozzarella, de la ricotta ou de la brousse. Le fromage va s'étaler à la cuisson. On sale, on saupoudre du piment d'Espelette et des herbes ciselées. Il faut bien assaisonner, sinon c'est fade ! Ne superposez pas trop de couches, tout cela doit rester fin sur la pâte, ou la tarte cuira mal, la pâte sera molle et ce sera nettement moins savoureux !

tartefiguesjambon3

On fait cuire la tarte en bas du four, pendant une petite demie heure. On surveille, quand la pâte est colorée et le fromage commence à dorer, c'est cuit ! On la sort du four et on ajoute le jambon détaillé en lamelles. On laisse tiédir un peu, histoire de ne pas se brûler, et on croque ! Bien sûr on peut mettre le jambon avant la cuisson, mais moi j'aime que le jambon cru reste cru. Vous faites comme vous préférez.

tartefiguesjambon2

Certains pourraient aussi mettre de l'huile piquante pour pizzas, ou même un tout petit filet de miel. Et un trait de balsamique. Vous en pensez quoi ?

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lundi 10 août 2009

Les premières figues et les premières mirabelles arrivent ensemble, marions-les !

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Et pour la cérémonie revêtons-les d'une belle robe de chèvre frais et d'un costume de pistaches.

mirabellesetfigues

Le jeune figuier du jardin, planté il y a deux ans, nous offre sa première récolte de figues. Elles sont ventrues, juteuses, sucrées. Et voilà que les  mirabelles commencent aussi à mûrir !

Nous allons nous régaler avec des petits gratins de figue et mirabelle à la faisselle de chèvre tous simples à préparer, en 30 minutes, pas plus, y compris le temps de cueillir les figues !

gratindefigues1

Ils sont jolis, n'est ce pas ? C'est un dessert plein de soleil pour un dîner d'été. Et quand il n'y aura plus de mirabelles, on les fera avec des figues seules, ou mêlées à des pêches.

Cela peut sembler étrange d'associer les fruits avec le fromage de chèvre, mais c'est un accord classique de la cuisine méditerranéenne que j'aime beaucoup. J'utilise ici du fromage blanc de chèvre en faisselle acheté à la ferme, qui n'est pas salé.  On peut très bien le remplacer par du fromage blanc de vache, évidemment le goût ne sera pas tout-à-fait pareil, mais ce sera bon quand même.

Je vous donne la recette pour 2 personnes : vous saurez multiplier les quantités selon le nombre de vos convives.

Gratin de figues et mirabelles au chèvre frais

gratinfiguesdetPour 2 personnes :

6 figues
12 mirabelles
150 g de faisselle de chèvre
25 g de poudre d'amandes
30 g de sucre vanillé maison
2 œufs
2 cuil. à café de pistaches vertes
Beurre et sucre pour les moules

Le fromage blanc de chèvre doit être bien égoutté : on sort la faisselle du pot et on la retourne dans une passoire 30 minutes avant de commencer la recette.

Le sucre vanillé maison est du sucre cristallisé où je mets les gousses de vanille que j'utilise dans les dessert, les crèmes ou les riz au lait, comme je l'explique ICI.

On allume le four à 180°C, chaleur tournante si on a. On beurre 2 petits plats à gratin et on les saupoudre de sucre. On y dispose joliment les figues coupées en quartiers et les mirabelles dénoyautées.

gratinfigues1

On verse le fromage frais dans une jatte, on ajoute la poudre d'amandes, le sucre vanillé et les œufs, on mélange bien le tout jusqu'à obtenir une crème homogène et onctueuse. On la verse sur les fruits. On saupoudre ensuite les pistaches hachées.

grafinfigues2

On enfourne les gratins au milieu du four et on les laisse cuire pendant 20 minutes environ, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. On les sort et on les laisse refroidir. On les déguste à température ambiante.

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J'adore les couleurs de ce dessert ! Et je parie que vous aimerez son goût aussi. Une idée de variante : remplacer le sucre par du miel. Si vous essayez, dites moi le résultat.


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vendredi 19 juin 2009

Les crémets d'anjou : avez-vous déjà mangé un nuage ?

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Un nuage qui se serait posé par hasard sur une larme de fruit rouge...

cremetfruitsrouges

Il vous en reste, de la purée de fruits rouges de la dernière fois ?

Ça ne pèse rien, c'est comme un duvet, une brume, de la pure fraîcheur. On les trouve chez certains crémiers de la région d'Angers ou de Nantes. Le crémet est un délice de légèreté qui nous vient du Val de Loire. Une délicatesse mousseuse absolument irrésistible.

cremetcerise3Et c'est tout simple : un mélange de fromage banc, de crème fouettée et de blanc d'œuf en neige. Le tout est rehaussé d'une pointe de sel.

C'est le type même de produit qu'on ne peut trouver en grande surface et c'est tant mieux ! Leur délicatesse les rend très difficiles à transporter. Vous n'avez pas de crémier dans les environs ? Vous êtes loin d'Angers ou de Nantes ? Ce n'est pas une excuse pour ne pas vous régaler, car voici la recette.

Ici, ils sont nappés avec la confiture de cerises que j'ai faite un peu trop liquide. On en raterait exprès la confiture, rien que pour le plaisir d'en napper ces petites merveilles !

Tout d'abord il faut vous procurer des petites faisselles trouées. Il en existe en porcelaine, très jolies, en forme de cœur. Mais si vous n'en n'avez pas, soyez futés : conservez les petites faisselles des fromages blancs vendus dans le commerce. Et quand vous en aurez collectionné 6, allez chez le pharmacien acheter un paquet de compresses pour pansements. Vous avez tout ce qu'il faut.

moulesacremets

Après usage, on garde les faisselles et la gaze peut se réutiliser plusieurs fois. Il suffit de la laver à la main avec un peu de savon de Marseille, on la fait sécher à plat et elle est prête à resservir.

On commence la veille, car les crémets doivent reposer au moins 8 -12 heures. On peut les faire aussi le matin pour le soir. Ils se conservent 3 ou 4 jours.

On prépare les moules en les tapissant avec une gaze qui doit dépasser largement.

cremetgrosplanPour 6 crémets :

500 g de fromage blanc en faisselle à 40 %
25 cl de crème liquide très froide
2 blancs d'œufs
1 pincée de sel

On choisit soigneusement son fromage blanc : de sa qualité dépendra le goût final. Il doit être bien égoutté au départ. On le verse dans un saladier. On fouette la crème en chantilly bien ferme. On l'incorpore dans le fromage. On monte ensuite les blancs en neige bien ferme aussi, avec la pincée de sel. On les incorpore délicatement.

Ensuite, avec une cuillère à soupe, on remplit les petits moules. Ce n'est pas un moulage à la louche, c'est un moulage à la cuillère ! On les remplit plus haut que le bord car cela va se tasser durant l'égouttage. On replie la gaze par dessus.

cremets_gazemoule

C'est joli tous ces froufrous !  (cliquez sur les photos pour les voir plus grandes)

On range les petites faisselles dans un plat creux et on les place au frigidaire jusqu'au lendemain. Il faut vider une ou deux fois le petit lait qui s'écoule dans le plat, afin qu'ils aient le derrière bien au sec. Comme des bébés.

texturecremets

Regardez cette texture, à la fois ferme, aérienne et mousseuse, après 8 heures d'égouttage. Vous voyez, par rapport à la photo du dessus, que le fromage s'est tassé, mais en même temps il est devenu très mousseux. (Clic sur l'image)

Le grand moment est venu.
On démoule le crémet. D'abord on écarte doucement son voile (comme un amoureux déshabillerait son amoureuse) puis on  le retourne dans une coupe, on soulève la faisselle et finalement on finit de retirer délicatement le voile de la mariée. N'est ce pas joli ?

demoulage_cremet

On les garnit comme on préfère : on peut les manger nature avec un peu de sucre ou de miel. Moi j'aime bien la purée de fruits rouges, fraises et —ou— framboises écrasées à la fourchette avec un petit peu de sucre, en laissant des morceaux, comme expliqué ICI. Mais c'est délicieux aussi avec une sauce au caramel, un coulis d'abricot, ou simplement un peu de confiture.

cremetcerise1

Si, si, un nuage...

Et sans oublier la version salée :  avec du poivre et de la ciboulette, ou un soupçon d'ail. En entrée, avec un coulis de concombre, ou de tomates, agrémenté de menthe fraîche  ou de basilic. Saupoudré avec des graines de sésame et assaisonné de quelques gouttes de sauce soja,  avec des petits radis finement coupés...  Les crémets appellent la créativité !

Et vous, chers lecteurs, comment allez-vous les manger ?

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jeudi 14 mai 2009

Soupe aux fanes de radis et au bleu de Gex

Que faites vous avec les fanes de ces jolies bottes de radis qu'on ne peut s'empêcher de croquer tellement le goût du printemps nous appelle ? Vous les jetez ? Grave erreur : vous perdez la moitié du printemps !

soupefanes2

Pourquoi jeter ces feuilles vertes et fraîches qui constituent  50 % de votre botte de radis ? Même si vous avez les moyens, c'est dommage car vous vous privez de beaucoup de saveur.

Et si elles ne sont ni vertes ni fraîches ?

Si jamais vous voyez des radis avec des feuilles jaunes et flétries, ne les achetez surtout pas : c'est le signe qu'ils ont été cueillis depuis déjà bien longtemps, et qu'ils ont trainé dans des caisses avant d'être mis sur l'étal. Choisissez une botte aux feuilles vertes et toutes fraîches, les radis le seront aussi. Et gardez tout. C'est la même choses pour les bottes de navets nouveaux : ne jetez pas les feuilles.

On peut en faire une soupe printanière qui a une couleur émeraude extraordinaire, un goût un peu poivré et très frais. La saveur douce du bleu de Gex au parfum de noisette et de champignon, l'accentue avec subtilité. Le bleu de Gex nous vient du Jura. On peut aussi choisir un autre fromage bleu, (ou pas bleu aussi) comme le bleu d'Auvergne ou le Roquefort, mais ce sera peut-être moins délicat. Par contre un saint nectaire fermier ne serait pas mal, je pense.

Si vous ne connaissez pas le bleu de Gex cliquez ICI : vous apprendrez son histoire, sa fabrication, ses producteurs, et aussi des recettes.

soupefanes1Pour 2 bols de soupe :

(Vous saurez multiplier les quantités si vous êtes plus nombreux)

Les fanes d'une botte de radis
1 cuil. à soupe d'huile d'olive
60 cl de bouillon de volaille
80 g de bleu de Gex au lait cru
10 cl de crème liquide
Sel, poivre du moulin Muscade

Je rince les fanes dans plusieurs eaux, pour éliminer tout le sable. Je les égoutte puis je les fais revenir dans une cuillerée d'huile d'olive, avec une pincée de sel, jusqu'à ce qu'elles "fondent" dans la casserole, pas plus longtemps.

Je verse le bouillon. J'ajoute une pincée de muscade. Je porte à ébullition, je laisse cuire 10 minutes. Je passe la soupe au mixeur et la reverse dans la casserole.

J'ajoute le fromage coupé en très petits morceaux et remue jusqu'à ce qu'il soit fondu. J'ai redonné un coup de mixeur parce qu'il restait des morceaux de fromage, je voulais un velouté lisse.  J'ajoute la crème, rectifie l'assaisonnement et verse dans les bols. C'est tout. Et c'est tout le printemps qui vous entre dans le corps.

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Et pour votre prochaine botte de radis, si vous voulez faire autre chose qu'une soupe allez voir ICI , une salade très originale, jolie et vitaminée.

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mardi 28 avril 2009

Tarte généreuse au poireau et au comté. Ou au comté et poireau ?

C'est une tarte très gourmande, dont les parfums s'exaltent les uns les autres.

tartepoireauetcomte

Enfin non, c'est pas la tarte, c'est nous qui sommes gourmands de la regarder et de la humer, odorante et dorée quand elle sort du four. Elle est épaisse, moelleuse, avec le bon goût sucré des poireaux. Oui, j'ai bien dit sucré. J'avais des poireaux de jardin qu'un ami jardinier m'avait offerts, et j'avais oublié comme c'est sucré !  Et là dessus vient se poser le bon goût du comté au lait cru qui ajoute la profondeur de ses arômes de lait, de paille fraîche, de muscade et de noisette.

comteChoisissez bien votre comté,  râpez-le avec amour et il vous le rendra au centuple !

Cliquez sur l'image pour apprendre plein de choses intéressantes sur le comté, les fruitières, les montbéliardes

Vous me direz peut-être qu'il est plus pratique d'acheter un fromage déjà râpé en sachet dans son supermarché préféré. A cela je répondrai que vous faites ce que vous voulez, je ne suis pas dans votre cuisine, mais regardez bien l'étiquette ce ce que vous achetez : certains "râpés" premiers prix n'ont même pas le droit à l'appellation "fromage", car ils sont complètement artificiels, faits à partir de protéines de lait, de sel et d'un peu de chimie pour faire tenir le tout. Avec un fromage d'appellation, on est sûr de ce qu'on achète, et on sait que les vaches ont brouté de l'herbe.

Les fromages au marquage vert sont les meilleurs. Ils ont reçu une note d'au moins 15/20 à un examen qu'ils doivent tous passer à l'issue de l'affinage. Ceux ayant un marquage marron ont reçu une note entre 12 et 15. Les autres sont tout simplement exclus de l'appellation. Ça ne rigole pas.

J'ai pris un fromage de 8 mois d'affinage. Il a le parfum des montagnes qui l'ont vu naître, avec toutes les herbes et les fleurs des champs. J'avais le choix entre ce fromage et un autre, affiné 18 mois. Mais ce dernier, je l'ai mangé comme ça, les yeux fermés. J'entendais les cloches des montbéliardes dans les hauteurs du Jura, à huit cents kilomètres d'ici.

Vous me direz peut-être encore, pourquoi prendre un si bon fromage pour le cuisiner ? Et là,  je vous répondrai : mais il transfèrera alors toute sa bonté à votre plat. Un fromage ordinaire vous fera une tarte ordinaire et tout à fait banale. La différence entre le quelconque et l'extraordinaire est là tout simplement : le choix des produits.

C'est d'ailleurs ce que les plus grands chefs appliquent dans leur cuisine. Alors faites comme eux, une fois de temps en temps choisissez le meilleur. Je ne vous demande pas d'acheter un homard ou un kilo de caviar, mais simplement un morceau de bon fromage et vous vous régalerez !

tartepoireauGPJe n'hésite pas à le dire : il y a autant de différence entre une vulgaire tarte au poireau, faite à la margarine, poireaux industriels,  fromage râpé sous cellophane et cette tarte à la pâte au beurre, poireaux de jardin, comté AOC au lait cru, qu'entre un vin rouge en tetrapak (si, ca existe) et un grand cru amoureusement élevé dans une cave. 

Et voilà comment on se fait plaisir avec une toute simple tarte au poireau.

Pour 6 personnes (une tarte de 22 cm) :

300 g de pâte brisée salée (Voir la recette ICI)
150 g de comté AOC au lait cru
1 cuil. à soupe de semoule fine
3 poireaux déjà cuits entiers à la vapeur
2 œufs
10 cl de crème liquide
Noix muscade
Sel, poivre du moulin

Cuisez les poireaux à l'avance, c'est mieux s'ils sont froids au moment de faire la tarte. Si vous les cuisez à l'eau, égouttez-les soigneusement dans une passoire en les pressant pour éliminer le maximum d'eau.

On allume le four à 180°C,  et on garnit le moule avec la pâte. On pique le fond avec une fourchette. Et là, on ne lésine pas : on prend 100 g de comté et on le découpe en lamelles qu'on étale sur toute la surface du fond de tarte. Ensuite, on saupoudre un voile de semoule de blé dur, c'est pour absorber le jus des poireaux qui risque de détremper la pâte. Voyez ci-dessous.

(cliquez sur les images pour les voir plus grandes)

tartepoireau1  tartepoireau2

On coupe les poireaux en petits morceaux, on en remplit la tarte. Soyons généreux. On fouette les œufs avec la crème. On assaisonne de sel, poivre et muscade râpée. On verse dans la tarte, doucement pour que ça s'écoule bien entre les poireaux. On râpe le reste de comté, on le répartit sur la surface.

tartepoireau3  tartepoireau4

Il ne reste plus qu'à mettre la tarte dans le four, on la place en bas, comme toutes les tartes. On la laisse cuire pendant 35 minutes environ, jusqu'à ce qu'elle soit bien dorée.

tartepoireau5

On ouvre un bon vin blanc, un anjou blanc par exemple... Et la vie est belle.

 

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lundi 16 mars 2009

Vous aimez le Cheesecake ? Goûtez donc le Käsekuchen

Je vous ramène aux sources : hé non, ce ne sont pas les américains qui ont inventé le cheesecake.

kasekuchen

Il est bien né en Europe.

Les Allemands lui ont donné la part belle et ont varié les recettes, mais les Français le connaissent depuis au moins 6 siècles. Pourtant c'est seulement après avoir traversé l'Atlantique qu'il est revenu vers nous avec un regain de popularité.  C'est comme ça qu'on l'aime : sans frontières.

Il s'appelle aussi Käsekuchen, ce qui veut dire exactement la même chose que cheesecake, d'ailleurs.

La première recette écrite connue date du XIV° siècle.

Le Viandier de Taillevent (1314-1395), paru à Paris au XIV° siècle, comporte déjà une recette moderne de ce gâteau  appelée "Tartre Bourbonnaise", au  fin fromage broyé, destrampé de cresme, et des moyeux d'œufz souffisamment; et la crouste bien poistrie d'œufz. Et finalement, le tourteau fromager du Poitou  avec la différence de sa croûte noire, est bien de la même famille.

(Je vous signale qu'on peut télécharger gratuitement le Viandier de Taillevent et plein d'autres livres anciens de cuisine, sur le site de la Biblithèque nationale, Gallica. C'est quand même quelque chose ! Et on peut même faire une recherche dans le texte à partir d'un mot. Fabuleux.)

Du côté allemand, on trouve la première recette écrite de ce gâteau à Nuremberg, dans le livre de cuisine de  Anna Wecker datant 1598. Les ingrédients utilisés sont le fromage blanc, la crème, les œufs, le beurre et la cannelle. Un siècle plus tard, le Vollständige Nürnbergische Kochbuch , "livre complet de la cuisine nurembergeoise", donne plusieurs variantes de ce gâteau au fromage et aux œufs. Au XIX° siècle, le gâteau est largement répandu jusqu'en Sarre, en Rhénanie, dans l'Eiffel et dans les Sudètes.

Vous constatez que cette recette a fait ses preuves depuis des siècles, bien avant que nos cousins d'Outre Atlantique la mettent au goût du jour !

Je vous livre ici la version qui a cours entre le Danube et l'Alsace. Goûtez-la : elle est d'une légèreté qui vous étonnera. Je l'ai servie avec un coulis de cerise, mais on a le droit de l'aimer nature.

fromageblancPour une tarte de 23 cm :

600 g de pâte sucrée (la recette est ICI)
750 g de fromage blanc en faisselle
200 g de sucre
1 gousse de vanille
40 g de maïzena
15 cl de crème liquide
3 œufs, blancs et jaunes séparés


Choisissez un bon fromage blanc de vache, à 40 % de MG, fermier de préférence. Le mien vient de la ferme La Bazinière à Coulonges sur l'Autize, dans les Deux-Sèvres.

On peut remplacer la vanille par de la cannelle ou du zeste de citron.

Pour faire ce gâteau, il faut avoir un moule à bords hauts, de préférence à charnière pour un démoulage plus facile.

pate

On prépare d'abord la pâte sucrée et on garnit le moule beurré. On ne cherche pas à la poser sur le moule en un seul morceau. La pâte sucrée est un peu plus fragile que la brisée. Elle va toujours se déchirer à cause des bords élevés du moule. (Et cela, ils ne le disent jamais dans les recettes, vous avez remarqué ? Alors on s'affole parfois). Étalez-la un peu plus grande que le diamètre du moule, puis faites-la remonter sur les bords en appuyant avec les mains.  Ne vous inquiétez pas si elle se déchire : rafistolez les accrocs en appuyant avec les doigts, éventuellement humectez et remettez un morceau qui manque, puis lissez le tout, ça ne se verra pas du tout au final.

jaunes  blancs

On mélange le fromage blanc, le sucre (gardez 50 g pour monter les blancs), les graines intérieures de la vanille, la maïzena et la crème fraîche. On incorpore les moyeux, heu non, les jaunes d'œufs. On monte les blancs en neige avec le sucre réservé, puis on les incorpore.

remplir  egaliser

On remplit le fond de tarte. Les proportions sont exactes pour la taille du moule, ça rentre pile poil. On égalise la surface avec une spatule souple. Ça permettra de goûter la crème, bien sûr. Mmm ce parfum de vanille.

On allume le four à 180°C. Quand il est chaud, on enfourne la tarte en plaçant la grille tout en bas. C'est important pour que la pâte soit croquante. Quand la surface commence à se colorer, on baisse le four à 150° et on laisse cuire, environ une heure, jusqu'à ce que le gâteau soit ferme lorsqu'on le tapote avec le doigt.

souffleA la fin de la cuisson, le gâteau ressemble à un véritable soufflé, c'est spectaculaire, mais hélas, il va fatalement redescendre. On le laisse un peu refroidir dans le four entrouvert pour que ça n'aille pas trop vite.

Après avoir fait ce gâteau, j'ai lu  dans le forum Dissidence Cuisine, que je vous recommande toujours aussi chaudement, que pour réduire l'affaissement, on pouvait procéder à la cuisson en 3 fois. Cliquez ICI, c'est tout expliqué, alors je ne vais pas répéter.

Pour le démouler, il faut le retourner sur une grille, puis ouvrir la charnière du moule. Ainsi cela se fait sans problème, il n'y a pas de dégâts et en plus le gâteau porte la trace de la grille, ce qui lui fait une jolie décoration.

Il est encore meilleur le lendemain, n'hésitez-pas à le laisser maturer au frais. On peut le servir nature, ou avec un coulis de fruits rouge.

nature

 

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mercredi 7 janvier 2009

Betteraves sous la cendre, pour oublier les rigueurs de l'hiver

Il fait froid !

Il parait que c'est étrange. Si, si. C'est un scoop. Il gèle fin décembre ou début janvier : on prétend que c'est une chose jamais vue, et cela fait la une des journaux. Eh bien ! Quelle nouvelle incroyable ! Il fait froid ! On a besoin de le lire dans des journaux, des fois qu'on ne s'en soit pas aperçu tout seuls. On n'a jamais vu ça depuis... heu... l'année dernière ?

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Vous avez entendu ? Dans le poste, comme disait ma grand mère, on s'étonne qu'il fasse froid en hiver. Le froid et la neige étaient auparavant des choses normales en cette saison, en tout cas moi je l'ai toujours connu. Mais aujourd’hui, la mode est d'affoler les gens. La tendance est de faire peur avec tout et n'importe quoi. S'il fait chaud, c'est mal. S'il pleut, c'est mal. S'il fait sec, c'est encore pire. S'il fait froid, c'est très mal aussi. On entend parler de « vague de froid sibérien » par des gens qui, d’ailleurs, ne sont jamais allés en Sibérie.

chienIl y a plusieurs manières de présenter les choses. On peut dire : « On n'a jamais vu de telles températures depuis 1987 ! ». Ou bien : « On a déjà vu de telles températures en 1987 ». On dit exactement la même chose dans ces deux phrases, mais l'effet produit est complètement différent. Je ne sais pas vous, mais moi je refuse de me laisser manipuler par les allégations de ces marchands de peurs irrationnelles.

Les frimas ont du bon : on va faire une grande ballade dans la neige. Même le chien est content. En revenant, on allume le feu dans la cheminée. On se prépare du vin chaud, du thé ou une belle tasse de chocolat et on termine les petits gâteaux de Noël. On reste au coin du feu.

Et le soir, on déguste un plat tout simple : des betteraves cuites sous la cendre, accompagnées de fromage de chèvre, assaisonnées de miel et de vinaigre balsamique.

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Elles ont un goût sucré de terre et de fumée, qui est accentué par le mode de cuisson. On les accompagne avec du fromage de chèvre (ici c'est du Sainte Maure de Touraine, mais vous pouvez aussi choisir un autre fromage), dont le goût typé et salé ressort bien en contraste. On les arrose avec une larme de miel et une goutte de vinaigre balsamique, pour donner une pointe d'acidité. Avec un bon pain de campagne légèrement grillé, c'est le bonheur dans la simplicité. Un peu de simplicité fait du bien, après les agapes de Noël et du nouvel an. Et comme c'est délicieux, ne nous en privons pas.

Pour 4 personnes :

4 à 8 betteraves crues, c'est selon leur taille et votre appétit
1 Sainte Maure de Touraine, ou un autre fromage de chèvre mi affiné
4 cuil. à café de miel
Vinaigre balsamique
Fleur de sel, poivre du moulin

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On commence par rincer des betteraves. On enlève les feuilles et la racine. On ne les épluche pas. On les emballe dans une feuille d'aluminium.

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On les place dans les cendres chaudes, là où elles sont grises, pas sur les braises rouges, cela brûlerait. On les tourne de temps en temps, pour ce que ne soit pas toujours la même face dirigée vers les braises. La cuisson dure entre 45 minutes et 1 heure, selon la grosseur des légumes et aussi la force du feu. Après les 45 premières minutes on en déballe une de temps en temps et on la pique avec un couteau : s'il s'enfonce facilement, c'est cuit.
Vous habitez en ville et vous n'avez pas de cheminée ? Allumez votre four à 200°C, chaleur tournante, et mettez les betteraves sur la grille. Ce sera moins folklorique, mais pas moins bon.

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On les déballe. La peau est devenue noire et fripée. On laisse tiédir un peu, pour ne pas se brûler. On épluche, on coupe en tranches. L'intérieur est d'un beau grenat brillant. La consistance est ferme, juste à peine croquante. On dresse sur l'assiette quand c'est encore tiède, avec le chèvre en rondelles. On arrose d'un filet de miel et de quelques gouttes de balsamique. Une pincée de sel, un tour de moulin à poivre et c'est tout.

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Posté par Marie-Claire à 06:21 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 19 novembre 2008

Le meilleur et le plus simple des gratins de macaronis

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Le gratin de macaronis. Nous l'aimons depuis l'enfance. Des pâtes dans une sauce crémeuse et onctueuse, sous une couche de fromage bien dorée. Pourtant c'est banal : des macaronis, une béchamel, du gruyère. Bof, rien d'extraordinaire, pensez-vous. Elle exagère de nous donner une recette aussi basique.
Mais celui-là, il a quelque chose de spécial : c'est le plus simple et le meilleur des gratins.  Il se fait sans béchamel, sans beurre et sans farine, oui. Et les pâtes ont un de ces goût... parce qu'il y a un secret ... Personne n'écoute ? Je vais vous le dévoiler.

Pour 3 personnes :

pennerigate1 litre de lait entier
1 feuille de laurier
De la noix muscade
300 g de pâtes
Au moins 200 grammes de comté
1 belle cuillerée de parmesan râpé
Du gros sel de mer, du poivre du moulin

On choisit des pâtes de bonne qualité. On les reconnaît parce qu'elles sont rugueuses.  D'ailleurs, je n'ai pas utilisé des macaronis mais des penne rigate. Vous l'aurez remarqué, vous qui avez l'œil. 

Je verse dans une casserole le lait avec 1 feuille de laurier, quelques râpures de muscade et du sel. On peut aussi mettre 1 gousse d'ail entière, non pelée. Je porte à ébullition.

Oui c'est là le truc : les pâtes ne cuisent  pas dans l'eau mais dans le lait. Ne le répétez à personne !

lait

Quand il bout, je verse les pâtes. Je remue. Ensuite je baisse le feu, je couvre et je laisse cuire jusqu'à ce que les pâte aient absorbé presque tout le lait. Je remue de temps en temps, pour que ça n'attache pas au fond de la casserole. A la fin, il doit rester un liquide onctueux qui enrobe les macaronis. C'est un peu plus long à cuire qu'une cuisson normale à l'eau, car il ne faut pas aller trop vite. Il faut de la douceur. Cela doit bouillotter tout doucement, plop plop.

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Sur cette photo, les pâtes ont déjà bien absorbé le lait, mais elles n'en sont qu'à mi- cuisson. Le temps de cuisson dépend évidemment des pâtes utilisées. Celle-ci vont cuire une petite trentaine de minutes. Si, elles seront al dente, je vous promets.

Pendant ce temps je râpe le comté. Vous aussi vous en mangez un bout pendant que vous le râpez ? Tant pis, il y en aura moins dans le gratin.

J'ajoute le fromage dans  la casserole, je mélange et je verse le tout dans un plat à gratin pour terminer la cuisson au four. La sauce est encore liquide, c'est normal, les pâtes vont encore en absorber dans le four.

Le four est préchauffé à 240°C, chaleur tournante. J'enfourne mon plat sur la grille placée vers le haut. Pour que ça gratine. Je surveille de temps en temps. Après 5 minutes, je remue les pâtes et je saupoudre la surface de parmesan. Je remets au four et je regarde jusqu'à ce que la couleur me plaise. Une belle couleur de gratin, tout doré. On peut mettre de la chapelure aussi, si on veut que la surface soit croustillante.

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Et tout ça sans beurre, et sans farine ! 

Posté par Marie-Claire à 07:00 - Du sel - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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vendredi 31 octobre 2008

Blancs de poulet lardés et farcis au fromage

Tout dodus et tout dorés

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On se retrouve parfois face à face avec avec deux banals blancs de poulet, alors qu'on commence à préparer le dîner. On les regarde dans le blanc des yeux et on les trouve un peu tristes. Comment rendre joyeux deux blancs de poulet de Loué aplatis dans une barquette, enfermés sous leur film portant le label rouge, et qui s'ennuyaient dans le frigo ? On va bidouiller. Ça va rouler...

Les blancs de poulet sont simplement enroulés autour d'un bâtonnet de fromage, entourés de lard fumé, puis pochés et enfin colorés dans du beurre mousseux. Ça a l'air compliqué, mais en fait cela ne demande en tout que 30 minutes de préparation, cuisson comprise. L'intérêt est que la chair du poulet reste moelleuse et est parfumée à la fois de l'intérieur et de l'extérieur.

J'ai choisi de les servir avec une poêlée de petits champignons aillée et persillée, très légèrement crémée,  mais on peut aussi les accompagner d'une purée de pommes de terre, d'une tombée d'épinards, de carottes au beurre...

Pour 2 personnes :

2 blancs de poulet
2 gros bâtonnets de comté
2 pincées d’herbes de Provence
2 fines tranches de poitrine fumée
1 noisette de beurre
Sel, poivre du moulin.

D'abord, on fend les blancs de poulet dans l'épaisseur et on les ouvre comme un livre.

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Voilà, c'est fait. Attention de ne pas les couper complètement en deux, il faut s'arrêter avant la couverture du livre.

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On sale, on poivre et on pose dessus un beau morceau de comté. On peut aussi choisir un autre fromage qu'on aime : du cantal, du beaufort, du saint nectaire, du brebis basque, de la bûche de chèvre... Il faut juste veiller à ne pas prendre un fromage trop mou, ni coulant car on risque de ne plus le retrouver à la fin, ce qui serait très triste. On complète par une pincée d'herbes de Provence.

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On emballe le fromage dans le poulet, en enroulant le tout. On obtient un petit paquet qu'on entoure avec une  ou deux tranche de poitrine fumée. Vous verrez, c'est pas dur. Même un enfant pourrait le faire.

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On attrape son rouleau de film étirable et on lui parle trèèès gentiment, afin qu'il ne se rebelle pas. (C'est là que la recette pourrait se compliquer, si le film étirable se rebellait). On en étale une feuille sur le plan de travail, on pose le balluchon de poulet dessus et on emballe.

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Voilà ce qu'on obtient : un petit boudin qu'on serre au maximum, pour que ce soit bien hermétique. Toc. On dirait un gros bonbon.

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On plonge ces boudins dans une casserole d'eau qu'on porte à ébullition. La cuisson dure 20 min, à frémissement : pas besoin que ça bouille très fort.  Pendant ce temps-là, on a le temps de préparer les légumes de la garniture.

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Vingt minutes plus tard, on égoutte et on déballe sur du papier absorbant pour absorber l'humidité prise entre les plis du papier  film. Je suis d'accord, à ce stade ce n'est pas très appétissant. Même si celui du fond est plus joli que le premier.

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Mais après un passage de 5 minutes dans une poêle avec un morceau de beurre qui pétille, c'est autre chose. On les retourne souvent  pour les colorer de tous côtés. C'est déjà plus joli avec cette couleur dorée.

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On les laisse faire brièvement connaissance avec les champignons... À taaable !

Posté par Marie-Claire à 07:24 - Du sel - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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