jeudi 10 décembre 2009
Petits gâteaux croquants noisette et noix muscade
-
Ces
petits gâteaux ont une saveur originale. Ils sentent le bois, la
profonde forêt. Les buissons de noisetiers, et les roches moussues. Ils
ont l'odeur des hautes futaies. La noblesse des arbres. Le chêne et le
châtaignier. Ils évoquent la feuille morte et les cailloux qui roulent
jusqu'au ruisseau. Ils sentent le parfum des troncs interminables dont
on faisait les mâts de navires. Les arbres peuvent-ils rêver ?
Et s'ils rêvent, les grands arbres des forêts de chênes, vont-ils en songe là bas vers la mer ? Vont-ils aspergés d'écume soutenir les voiles des grands navires comme des oiseaux ? Vont-ils au delà des vents du Sud qui soufflent en tempête, vers des pays de soleil embaumant le girofle et la muscade, d'où ils reviennent enivrés des épices dont ils sont chargés ?
Ces petits gâteaux ont un goût de noisette qui domine parmi les épices, principalement la noix muscade, agacée par le clou de girofle et relevée par une pointe de citron. Si, comme moi vous aimez la noix muscade, ils vont vous plaire ! L'alliance muscade-noisette-citron est à se damner. C'est une recette traditionnelle allemande : ils s'appellent en V.O. les Muskatzonen. On les fait traditionnellement en forme de demi-cercle, et l'amande se place au centre. Ces recettes remplies d'épices nous viennent tout droit du Moyen-Âge.
Hérétique, je les ai découpés en forme de petits sapins. (Je ne sais pas... La mémoire des arbres, peut-être). La demi-amande qui les décore apporte un croquant supplémentaire.
Pour environ 80 petits gâteaux (de 5 x 4 cm )
125 g de beurre à température ambiante
Le zeste râpé d'un demi citron
1 pointe de couteau de muscade fraîchement râpée
1 pincée de cannelle et une de girofle moulues
125 g de sucre
1 œuf + 1 autre pour la dorure
125 g de farine
125 g de poudre de noisette
125 g de chapelure (j'ai pris de la brioche rassise passée à la moulinette)
Environ 80 demi-amandes mondées
Mélangez le beurre bien mou avec le zeste et les épices. Travaillez-le en pommade avec le sucre, puis incorporez l'œuf. Mêlez la farine, la poudre de noisette et la chapelure, versez le tout sur le mélange au beurre et travaillez rapidement pour obtenir une pâte homogène.
Rassemblez la pâte en boule, emballez-la dans un film et laissez-la reposer au moins 2 heures au frais. (Mais c'est encore mieux si elle repose jusqu'au lendemain).
Sortez la pâte du frigo au moins 30 minutes avant de l'étaler afin qu'elle soit moins ferme. Allumez le four à 180°C. (Chaleur tournante, si vous l'avez).
Pendant ce temps-là, préparez les demi-amandes. Avec un petit couteau à lame fine, séparez les deux moitiés. On en rate quelques unes, puis on prend le coup de main. Prévoyez-en quand même quelques unes en plus !
Étalez la pâte sur un plan fariné, sur une épaisseur de 4 mm. Découpez des formes à l'emporte pièce et rangez-les au fur et à mesure sur une plaque de cuisson. Badigeonnez-les avec un œuf battu puis placez la demi-amande en appuyant légèrement.
Faites cuire les petits gâteaux pendant 8 à 10 minutes au milieu du four. Ils doivent être légèrement dorés. Laissez-les refroidir sur une grille.
Oups, pendant que j'écris, j'ai la boîte à côté de moi. Dangereux pour ladite boîte. Après le week end j'arrête ! D'ailleurs ça tombe bien, ce week end, on en préparera une autre sorte !
En attendant, si vous cherchez l'esprit de Noël, allez faire un tour ICI, et votre journée sera souriante.
-
mardi 8 décembre 2009
Petits biscuits gourmands orange et chocolat
-
À vos emporte-pièces ! Voici des petits gâteaux dont on rêve: bien croquants, avec un goût profond de chocolat et d'orange, que souligne un glaçage fruité légèrement acidulé.
Cette recette donne une quarantaine de biscuits de 5 cm de diamètre. Selon la taille de vos emporte-pièces, vous en aurez un peu plus ou un peu moins. Sachez qu'ils grossissent dans le four, les coquins.
Pour 40 petits gâteaux :
100 g de chocolat noir amer
1 orange
125 g de beurre à température ambiante
125 g de sucre
1 pincée de sel
1 œuf
200 g de farine
1 cuil. à café rase de poudre à lever
200 g de sucre glace
Râpez le chocolat avec une grosse râpe, ou bien hachez-le finement au couteau. Râpez aussi le zeste de l'orange, mais avec une râpe fine.
Dans une terrine, travaillez le beurre mou en pommade avec le zeste, le sucre et le sel. Incorporez l'œuf.
Tamisez
dessus la farine mêlée à la poudre à lever, et ajoutez en dernier le
chocolat. Travaillez rapidement jusqu'à ce que la pâte soit homogène et
puisse être rassemblée en boule. Emballez-la dans un film et laissez-la
reposer au moins 2 heures au frais. (C'est encore mieux si vous
préparez la pâte la veille et la laissez reposer toute la nuit.)
Au sortir du frigidaire, la pâte est
très dure, laissez-la reprendre une consistance malléable pendant une
petite demi-heure à température ambiante, sinon vous aurez du mal à
l'étaler.
Allumez le four à 180°C. Vous pouvez mettre la chaleur tournante, si votre four en est équipé.
Étalez la pâte au rouleau sur un plan de travail fariné,
sur 3 mm d'épaisseur environ, et découpez les biscuits à l'emporte
pièce. Rangez-les au fur et à mesure sur une plaque de cuisson, en les
espaçant car ils vont un peu gonfler en cuisant.
Enfournez la plaque
au milieu du four et laissez cuire les biscuits pendant 8 à 12 min
environ. Surveillez la couleur, ils doivent dorer légèrement.
Ils
sont encore un peu mous à la sortie du four : pour ne pas les casser,
attendez 30 secondes puis rangez-les sur une grille pour les laisser
refroidir.
Lorsqu'ils sont encore tièdes, préparez le glaçage.
Reprenez votre orange et pressez-la. Mélangez le sucre glace avec
environ 4 cuil. à soupe de jus d'orange, pour obtenir un glaçage
légèrement coulant. Si le glaçage est trop épais, rajoutez quelques
gouttes de jus d'orange, s'il est trop liquide, ajoutez du sucre glace.
Avec
un pinceau, passez ce glaçage sur les gâteaux et laissez durcir
quelques heures à température ambiante, avant d'en goûter un tout de
suite et de ranger les autres dans une boîte. Le glaçage durcira plus vite si vous l'étalez à la sortie du four : c'est un conseil de pro donné ci-dessous dans les commentaires.
C'est la semaine de folie : après-demain, on en fait d'autres !
-
lundi 7 décembre 2009
Ptits gâteaux de Noël pour attendre les fêtes
-
C'est maintenant, ou c'est dans un an.
Les petits gâteaux de Noël qu'on grignote au café, ou en guise de dessert avec une clémentine, ces petits gâteaux pour attendre la fête, c'est là, tout de suite, qu'ils sont bons. Après Noël, on sera repus, on aura mangé les huîtres, le foie gras, la dinde, la bûche et les truffes en chocolat. On n'en voudra plus, de ces petits gâteaux un peu rustiques, croquants, au bon goût de beurre, parfumés d'amandes ou de noisettes, de chocolat, d'agrumes ou d'épices. Alors ne tardons pas !
Une journée pluvieuse suffit : on prépare la pâte, on la laisse reposer, on allume le four , on étale, on découpe, on décore, on cuit et on n'a plus qu'à attendre qu'ils refroidissent !
J'ai trois recettes pour vous : aux épices, au chocolat et aux amandes. On commence cette semaine : soyez au rendez-vous !
Et regardez ICI ceux au chocolat.
Ceux aux noisettes et à la noix muscade sont ICI.
-
jeudi 15 octobre 2009
Madeleines au miel façon Joël Robuchon
__
Si la gourmandise était
un péché ***, je brûlerais durant toute mon éternité dans les flammes
de l'enfer. Ce qui m'embête un peu c'est que là-bas, le feu doit être
réglé trop chaud pour y faire cuire ces démoniaques petites choses qui
nous font succomber à tous les coups. Si vous avez peur de succomber,
allez immédiatement cliquer ailleurs vers des pages moins dangereuses.
Je ne voudrais pas, en plus, être accusée d'inciter les gens à la
débauche. L'éternité, c'est déjà bien long, surtout vers la fin, comme
dirait Woody Allen.

Attention danger : voici des madeleines. Ce n'est pas n'importe quelles madeleines. La recette est de Joël Robuchon, tirée du livre "le meilleur et le plus simple de Robuchon"(clic), alors révérence ! Ces madeleines sont du genre de celles dont la longue conservation ne pose pas de problème, si vous voyez ce que je veux dire...
Croquées tièdes à la sortie du four, elles sont moelleuses à l'intérieur, et croquantes caramélisées à l'extérieur. Personne, absolument personne, ne peut leur résister ! On en prend une pour goûter, et puis on les finit sans même y penser. Ensuite, si jamais par hasard il en reste, le croquant s'estompe au profit du moelleux. Le goût du miel est présent, mais délicat.
Voilà la recette ultra facile, qui vous donne 20 madeleines :
(Dans des alvéoles de 6,5 cm de longueur)
100 g de beurre
100 g de sucre glace
40 g de farine
40 g de poudre d'amandes
100 g de blancs d'œufs (3 gros blancs)
1 cuil. à soupe de miel
On commence par faire fondre le beurre dans une casserole. On le porte à ébullition puis on le laisse cuire jusqu'à ce qu'il commence juste à brunir et à développer une bonne odeur de noisette. Attention de ne pas le faire brûler. Dès qu'il est prêt, on plonge immédiatement le fond de la casserole dans de l'eau froide pour stopper la cuisson. On laisse refroidir.
On mélange le sucre glace, la farine et la poudre d'amandes.
Voici un truc très utile si on a pas de sucre glace à la maison et une envie soudaine de madeleines : tout simplement on passe du sucre en poudre ordinaire 30 secondes au blender. Hop, voici du sucre glace à utiliser tout de suite ! (Faites-en juste la quantité nécessaire, car si vous le conservez il va s'agglomérer en grumeaux. Les sucres qu'on achète contiennent un additif qui empêche cela).
On bat les blancs d'œufs légèrement dans un saladier, ils doivent être en neige très très molle. On leur incorpore avec le fouet, mais sans brutalité, le mélange de farine, puis le beurre et enfin le miel.
Et maintenant vient le truc indispensable pour avoir la bosse sur les madeleines : on couvre cette pâte d'un film étirable et on la réfrigère pendant au moins 2 heures.
On allume le four à 190°C. Quand la pâte a suffisamment reposé au
froid, on en remplit les alvéoles du moule (beurré et fariné s'il n'est
pas anti adhésif).
Dans toutes les recettes
on dit de les remplir aux trois quarts, on vous ment : en réalité il
faut les remplir complètement, si on veut une belle bosse. Et paf,
c'était le troisième truc indispensable et top secret. Trois trucs dans la même recette ! Finalement, vous avez quand même bien fait de ne pas cliquer ailleurs.
Vous
remarquerez qu'il n'y a dans cette formule ni poudre à lever, ni
bicarbonate qui donne parfois un léger goût de savon. Et pourtant elles
vont gonfler quand même.
Oups j'ai laissé la deuxième fournée 1 minute de trop dans le four. Tant pis, on les croque et on recommence ! Mmm pas mal, le côté caramélisé.
On enfourne pendant 12 à 15 minutes. Elles doivent être bien dorées et gonflées. Faites-les suffisamment cuire, sinon la bosse va retomber. On les sort et on retourne les plaques sur une grille. Ensuite, on les regarde quand même quelques secondes pour les admirer. Elles sont dorées et brillantes. Elles hument le miel et le gâteau frais. On n'a pas le courage. On en prend une et on la croque. On sent la croûte craquante céder sous la dent, puis le cœur moelleux et parfumé nous envahit de douceur. Si vous l'avez, le courage de résister, soit vous êtes malades, soit vous êtes un(e) ou une saint(e) et vous irez directement au paradis.
*** Scoop de dernière minute : je
vous rassure, chers lecteurs, la gourmandise
n'est pas un péché. J'ai enquêté. On nous a trompés pendant des
siècles. En réalité il s'agit d'une regrettable
erreur de traduction d'un texte de Thomas d'Aquin, que personne ne
s'est senti obligé de relever. Le mot exact est gloutonnerie et pas
gourmandise. Youpi ! On est sauvés.
__
jeudi 10 septembre 2009
Le chat m'a donné sa langue !
--
Et, le croirez-vous, nous n'en avons
fait qu'une bouchée, pauvre chat ! Ainsi sont vengées toutes les fois
où nous devons lui donner notre langue, lorsque nous n'arrivons pas à
trouver la solution d'une devinette.
Les langues de chat, tout le monde aime ces petits biscuits croquants. On connaît leur version industrielle. Mais quand vous aurez essayé cette recette simplissime, plus jamais vous n'achèterez de paquet industriel ! C'est le risque, alors réfléchissez bien avant de vous lancer. On peut faire la recette avec les enfants, tellement elle est facile, mais l'autre risque c'est qu'ils mangent tout. Enfin, c'est vous qui voyez. Elle est pleine de risques, cette recette.
Un avantage des langues de chat c'est qu'elle utilisent les blancs d'œufs qui restent. Oui ! Un scoop : on peut faire autre chose que des macarons !
Pour environ 50 langues de chat
1 gousse de vanille
125 g de beurre très mou
125 g de sucre glace
4 blancs d'œufs
150 g de farine
On allume le four à 180°C, avec la chaleur tournante. On tapisse une ou plusieurs plaques de cuisson avec un papier sulfurisé.
On fend la gousse de vanille et on racle les graines qu'on met dans le beurre. On travaille ce beurre avec le sucre glace, on ajoute les blancs puis la farine. Voyez comme c'est simple.
Ensuite on fait sur la plaque des petits tas de pâte bien espacés avec une cuillère à café. Ils doivent être de la taille d'une petite cerise, pas plus gros. Avec le dos de la cuillère mouillée, on les étale en bâtonnets.
Si vous êtes des pros, vous pouvez le faire à la poche à douille, mais à la cuillère on y arrive très bien !
On glisse la plaque dans le four et on laisse cuire jusqu'à ce que les bords se colorent. Le centre doit rester pâle. Chez moi, la cuisson a duré 8 minutes, avec un insoutenable parfum de vanille qui s'est répandu partout dans la maison.
On sort la plaque et on dépose les langues sur une grille. A la sortie du four, elles sont molles. Elles deviennent croquantes en refroidissant.
Et pour les plus gourmands (non, ne niez pas chers lecteurs, mon petit doigt m'a dit qu'il y en a parmi vous), voici une variante : les langues de chat fourrées au chocolat.
Pour les réaliser, on fait une simple ganache : on met 100 grammes de chocolat haché dans un bol. On porte 10 cl de crème liquide à ébullition, et on la verse sur le chocolat en 3 fois, tout en mélangeant jusqu'à ce que ce soit bien lisse. On laisse refroidir et on tartine la ganache sur la face plate des langues de chat. On pose une autre langue dessus, et voilà le résultat.
Chez moi, leur durée de vie est d'environ, heu... 2 heures. Mais elles se gardent dans une boîte en fer pendant une semaine, sans le chocolat. Une fois fourrées, il faut les manger dans la journée, car sinon, elles ramollissent.
A l'avenir il faudra mieux surveiller le chat, quand même.
Si vous aimez les petits biscuits, ne manquez pas mes tuiles aux amandes ICI.
--
jeudi 21 mai 2009
Des fraises à la chantilly, oui, mais dans une coupe qui se croque !
Trop simple, les fraises à la chantilly ?
Vous trouvez qu'il n'y a pas beaucoup de fraises dans ma coupe ? Elles sont sous la chantilly !
Tout de même il est très bon ce grand classique de la gourmandise : l'acidulé des fraises sur une crème aérienne et légèrement vanillée, à peine sucrée pour ne pas masquer les parfums. La rougeur brillante des fruits qui se détache sur le blanc satiné de la crème... Et là, en plus, on a le croquant d'une tuile aux amandes qui sert de coupe pour le dessert. Oui, l'assiette se mange !
Pour 6 coupes qui se mangent :
On prépare une dose de pâte à tuiles aux amandes, la recette est ICI.
Sur une plaque à pâtisserie antiadhésive, on verse des cuillerées de pâtes de la grosseur d’une noix. Surtout, on les espace bien pour avoir la place de les étaler : sur une plaque de 30 X 40 cm, je n'ai fait que 2 tas !
On les aplatit avec le dos d'une fourchette mouillée, on essaie de les faire à peu près rondes, elles mesurent 15 cm de diamètre environ. On enfourne la plaque et surtout on regarde : la cuisson va très vite, 5-7 minutes. Lorsque les tuiles sont d'un beau blond doré, elles sont prêtes.
On sort la plaque et on les décolle délicatement avec une spatule. Elles sont molles et malléables, mais fragiles. On les pose tout de suite tant qu'elles sont chaudes sur le dos d'un bol, dont elles épousent aussitôt la forme, et on pose un autre bol dessus.
Coincées ! Elles ne peuvent plus bouger. On les laisse refroidir dans cette position, et quand on enlèvera le bol, ô miracle : elles auront gardé cette forme, et seront bien croquantes !
Bon, c'est pas tout, mais là on n'a fait que 2 coupes. Avec le reste de pâte, on continue à faire les 2 autres fournées. On peut les garder quelques jours bien au sec empilées les unes dans les autres dans une boîte hermétique.
Il faut les garnir juste avant de servir, car sinon elles vont ramollir. Avant le repas, ayez vos fraises prêtes et votre chantilly qui attend au frigidaire. Garnissez les coupes juste avant le dessert et servez.
Maintenant que vous les avez goûtées avec des fraises et de la chantilly, imaginez-les aussi comme coupes de glaces, remplies de mousse au chocolat, de bavarois, ou comme présentoirs à friandises pour accompagner le café ... Je suis sûre que vous aurez d'autres idées pour les utiliser !
Regardez ICI comment Nick du blog L'étrange cuisine de Nick l'étranger les a interprétées d'une jolie manière, très graphique.
__
lundi 18 mai 2009
Tuiles aux amandes : 5 grammes de délicatesse et de croustillant
Voici des petites choses à grignoter avec le café, ou pour accompagner la subtilité de vos petites crèmes d'été, d'une salade de fruits ou d'une mousse.
Elles
sont très vite faites, très faciles à réussir, et aussi très vite
croquées, alors n'ayez pas peur de doubler les quantités.
Pour environ 20 tuiles :
100 g de sucre
2 blancs d’œufs
30 g de farine
80 g d’amandes effilées
35 g de beurre
On allume le four à 200°C. On bat légèrement le sucre et les blancs d’œufs, il ne s'agit pas de les monter en neige, juste de les mélanger. On ajoute ensuite la farine, on obtient une pâte blanche et bien coulante. On incorpore les amandes et enfin le beurre fondu. On mélange soigneusement mais délicatement pour ne pas briser les amandes.
A l'aide de 2 cuillères à café, on fait des petits tas de pâte, sur une plaque antiadhésive. Ils doivent être bien espacés, on les étale en petites galettes fines avec le dos d'une fourchette mouillée.
On glisse la plaque dans le four et on reste à côté pour surveiller la cuisson, car cela va très vite. Attention de ne pas les laisser brûler, n'allez pas répondre au téléphone ! Il faut environ 5-6 minutes de cuisson. Quand elles sont d'un joli blond, on les sort du four. Chaudes, elles sont très malléables. C'est en refroidissant qu'elles durcissent et deviennent croquantes.
Si on veut les laisser plates, on les laisse refroidir tout simplement sur une grille. Si on les veut en tuiles, on les dépose délicatement sur un rouleau à pâtisserie, ou bien dans le fond d'un moule à savarin et on les laisse refroidir ainsi. Si on n'a ni rouleau, ni moule à savarin, on peut les mettre dans des verres.
Goûtez-en une !
Dans le prochain billet, je vous proposerai une très jolie variante de ces tuiles. C'est ICI.
Et vous aimerez peut-être aussi les langues de chat, craquantes et gourmandes, îCI.
mercredi 26 novembre 2008
Les petits gâteaux de l'avent
Il est temps de s'y mettre !
A nous les parfums d'épices, le sucre glace qui nous blanchit le bout du nez et le chocolat qui nous fait des moustaches, les amandes qui croquent et les odeurs de cannelle qui s'échappent dans toutes les pièces de la maison...
Croquants, moelleux, épicés, on les aime tous : étoiles à la cannelle, leckerlis, petits croissants à la vanille, sablés...
Ces douceurs sont les vedettes d'un très joli livre,
aux recettes alléchantes et très bien faites. J'en ai essayé plusieurs
(certaines n'ont même pas eu le temps d'être photographiées, comme les
spritz et les spirales au chocolat, tout de suite croquées par des
dents coquines, c'est un monde tout de même) . Vous pouvez y aller les
yeux fermés: elles sont toutes très bonnes.
Vous y trouverez aussi les recettes du Stollen, des pains d'épices, des brioches tressées, de la pompe de Noël, du gâteau des anges, des doigts de fée, du vin chaud, des truffes et des caramels... J'en passe et des meilleures. En tout, il y a 52 recettes... Bref, de quoi bien gâter tout son monde à Noël.
Douceurs de Noël
Nicole Renaud
First Editions
6,90 euros
vendredi 17 octobre 2008
Croquants aux amandes qui croquent, qui croquent
On craque pour ces biscuits originaires de Provence. Ils sont aussi
connus en Italie sous le nom de cantuccini, mais en réalité ils
viennent de bien plus loin : des pâtisseries arabes qui nous les ont
léguées, avec le sucre et les amandes.
Ils portent à raison le nom de bis-cuits , puis qu'ils sont cuits deux fois, ce qui leur donne ce croquant extraordinaire.

Pour une bonne cinquantaine de croquants
200 g de farine
50 g de poudre d'amandes
125 g d'amandes entières avec la peau
5 g de levure chimique
1 pincée de sel
50 g de beurre mou
1/2 cuillère à café d'extrait de vanille
1 goutte d'huile essentielle d'amande amère
150 g de sucre semoule
100 g de sucre glace
2 œufs
A la place de la vanille, on peut aussi parfumer les croquants avec du zeste de citron ou d'orange. Et remplacer les amandes entières par des noisettes.
On allume le four à 220°C.
1
On mêle la farine, la poudre d'amandes, les amandes entières, la levure et le sel, on réserve.
Dans
un autre saladier, on bat le beurre à la spatule jusqu'à ce qu'il soit
en pommade. On le parfume avec l'extrait de vanille et l'essence
d'amande amère, puis on incorpore les sucres.
Notez
que lorsqu'il y a un parfum à ajouter dans une pâte à gâteau, on le met
toujours dans la matière grasse, car le gras est le support aromatique
par excellence.
On ajoute les œufs et on mélange. On
incorpore ensuite la farine aux amandes qu'on avait réservée, et on
travaille la pâte jusqu'à ce qu'elle soit homogène.
2
On façonne ensuite nos
blanches mains farinées 3 pâtons allongés que l'on met sur une plaque
de cuisson tapissée d'un papier sulfurisé. On prend soin de les espacer
car ils vont gonfler à la cuisson. On enfourne pour 15 minutes.
Ils sont dorés et gonflés, on les sort du four et on baisse illico le thermostat à 130°C. (120 si on a la chaleur tournante).

3
Avec un couteau-scie, on
découpe les pâtons en tranches de 1 cm d'épaisseur et on les remet sur
la plaque. Il vaut mieux avoir deux plaques, car les tranches espacées
prennent davantage de place.
On les remet dans le four et on les laisse sécher pendant 30 minutes. Si l'on a deux plaques, on enfourne les deux en même temps avec la chaleur tournante. Si on n'a pas de chaleur tournante dans son four, il faudra intervertir les plaques à mi cuisson.
On les laisse ensuite refroidir. Ils seront d'un croquant inouï. Ils se conservent longtemps dans une boite hermétique. Mais en général, ce n'est pas un problème, la conservation.

Crac. Croc. Scrounch. Crac.
On se fait un petit thé pour les goûter ?
mardi 16 septembre 2008
Cookies cacao pour cacaoliques irrécupérables
Après les cœurs et les diamants, voici un petit cadeau pour vous mes fidèles lecteurs.
Laissez vous tenter. Vous venez de les croquer. Leur croustillant cède rapidement sous le moelleux et tout de suite le goût du chocolat, puissant, vous envahit la bouche .
Vous
en prenez un autre. Vous le croquez. Vous fermez les yeux. Le croquant
rapide. La longueur du moelleux. Vous distinguez le moelleux tendre et
friable de la pâte et le moelleux plus ferme des raisins. La puissance
du cacao vous envahit. Vous ouvrez les yeux. Vous allumez le four.
Pour au moins 5 douzaines de cookies
Il faut bien cela, sinon on n'a pas le temps de sentir le goût, car tout le monde, par l'odeur alléché, veut nous les chiper.
230 grammes de cassonade
340 grammes de sucre
200 grammes de beurre mou
1 cuillère à café d’extrait de vanille
3 œufs
390 grammes de farine
120 grammes de cacao amer en poudre
1 cuillère à café de bicarbonate de sodium
1/4 cuillère à café de sel
250 grammes de raisins secs
(Les quantités sont bizarres parce que j'ai converti des cups et des oz en grammes, c'est une recette importée des USA, qui est quand même the country of the cookies).
Avant de commencer, je préchauffe le four à 180°C. Je fais ramollir le beurre dans le micro-ondes, si , mue par une soudaine envie de cookie, je n'ai pas pensé à le sortir à l'avance. Attention, il doit être mou, pas liquide.
Dans une jatte je travaille en pommade la cassonade, le sucre et le beurre ramolli. Lorsque le mélange est bien crémeux, j'ajoute la vanille et les œufs. A cause de la cassonade, la pâte est brune. On peut mettre de la vergeoise aussi.

Je mélange dans un autre récipient la farine, le bicarbonate, le sel et le cacao et les raisins, puis j'incorpore le tout en trois fois dans la première préparation.

Cela donne une pâte assez ferme. Ensuite, à l'aide de deux petites cuillères, je dresse sur une plaque de cuisson des tas de pâte de la grosseur d'une noix. Je les espace de 3-4 centimètres, car ils vont s'étaler un peu à la cuisson.

Je ne cherche pas à les faire bien ronds, ce n'est pas grave. Ils vont s'arrondir en cuisant.
Je glisse la première plaque dans le four, pendant que j'en dresse une seconde.
Selon
qu'on aime les cookies moelleux à cœur, ou bien croustillants, on les
laisse cuire entre 12 et 15 minutes. Cela laisse le temps au parfum du
cacao d'envahir toute la maison. Rien que pour cela, c'est un plaisir
de les faire.
Chez nous, on les aime moelleux, je les sors du four alors que la surface est encore bien souple. J'attends environ 5 minutes sans les décoller de la plaque. Ils durcissent en refroidissant, et c'est seulement alors que je les dépose sur une grille et que j'essaie d'attendre qu'ils refroidissent complètement avant d'en goûter un.
Je vous en prie, servez-vous...






















































